Quand c’est bien, il faut le dire. J’ai (nous avons tous) suffisamment de raisons de râler. Je m’incline avec respect devant celles ou ceux qui accomplissent leur tâche au mieux de leurs compétences.
Un seul exemple, cette semaine : mon ordinateur a fait une attaque nerveuse. Plus rien, il était comme mort. Avec une autre machine, je me mets à la recherche d’un SAMU informatique. J’en trouve un à quelques encablures de mon domicile.
J’y transporte le malade. Accueil rapide. Diagnostic pointu. Mon ordinateur malade est admis à la clinique. Le jeune infirmier numérique qui me reçoit est précis et compétent.
Il est aussi un peu compatissant. C’est important. Confier un ordinateur déficient à des mains étrangères, c’est comme laisser un enfant sur le seuil du bloc opératoire. Cela génère forcément un peu d’angoisse.
Le lendemain, je reçois un appel téléphonique. Le malade est guéri. Je viens le chercher. Le jeune homme qui m’avait accueilli la veille est toujours souriant, aimable et efficace. La facture est raisonnable. Tout fonctionne à nouveau de la plus belle manière.
Pas d’anarque, un service rendu en un temps record et la courtoisie en prime. Donnant-donnant, gagnant-gagnant, comme disait l’autre.
vendredi 9 janvier 2009
jeudi 8 janvier 2009
Occupation
L’Occupation de la France par l’Allemagne nazie reste la période contemporaine qui me fascine et me dérange le plus. Je me demande toujours pourquoi ces quatre années (1940-1944) ont laissé une telle empreinte.
On y revient encore avec l’énorme livre (816 pages) que Grasset publie sous la plume de Dominique Fernandez (de l’Académie Française). L’ouvrage massif s’intitule « Ramon ». C’est le prénom du père de l’auteur. Ramon Fernandez fut un des intellectuels (de gauche) les plus prometteurs de l’entre-deux-guerres. Critique littéraire brillant, c’était un expert de Balzac et de Proust. La NRF de la grande époque fut son creuset.
Le Front Populaire arrive. La vie de Ramon bascule en 1937. Il est fasciné par Jacques Doriot, par « les trains qui arrivent à l’heure », par « l’ordre nouveau » qui s’installe en Europe. Ramon Fernandez adhère au PPF qui devient la principale force politique de la France occupée, le fer de lance de la Collaboration. Pendant quatre ans, Ramon Fernandez paradera dans Paris dans l’uniforme bleu clair du mouvement pronazi, brassard orné de la croix celtique et béret basque.
En octobre 1941, il va présenter ses hommages à Goebbels à Weimar, la ville de Goethe. Il est accompagné de six autres écrivains : Marcel Jouhandeau, Jacques Chardonne, Pierre Drieu la Rochelle, Robert Brasillach, Abel Bonnard, André Fraigneau. Ces gens qui n’étaient pas des imbéciles sont revenus éblouis de leur excursion.
C’est ce qui me rend perplexe mais aussi, d’une certaine façon, indulgent : il est facile aujourd’hui de juger quand on connaît la fin de l’histoire. En 1941, quel Français y voyait clair dans ce capharnaüm ? La Résistance était minoritaire. On l’a dit : 10.000 résistants, 10.000 vrais collabos et, entre les deux, la France faisant le dos rond.
Pendant ces années troubles et incertaines, Ramon Fermandez, le père de Dominique, boira trop de verres de ‘Dubonnet’ sur les banquettes de la brasserie Lipp, au milieu des uniformes allemands. L’alcool et une embolie l’emporteront opportunément en août 1944, deux semaines avant la Libération de la capitale. Dans son très gros livre, Dominique Fernandez tente d’expliquer le parcours de son père, sans forcément le justifier.
Qu’aurais-je fait si j’avais eu 20 ans en 1940 ? Je me suis souvent posé cette question, à la fin des années 70, en côtoyant Lucien Combelle. Pierre Assouline a brossé de lui un portrait éclairant (« Le fleuve Combelle » -Calmann-Lévy-). Combelle avait 27 ans quand les Allemands sont entrés dans Paris. Il était journaliste. Il l’est resté en s’accommodant de la nouvelle ambiance vert-de-gris. Il a écrit dans « Je suis partout » et aussi dans « La Gerbe », tout comme Ramon Fernandez.
En 1944, Combelle ne fuit pas. Il se laisse arrêter. On le juge. On le condamne. Il purge une partie de sa peine d’infamie. On l’amnistie. Il reprend ses activités journalistiques sous divers pseudonymes. C’est à ce moment-là que je le croise, lui vieil homme, moi encore dans mes vingt ans. Son destin n’a jamais cessé de me hanter.
L’ombre encombrante de l’Occupation, c’est aussi celle qui a plané sur la vie de l’historien Jean-Pierre Azéma qui fut un de mes magnifiques professeurs jadis. Azéma a consacré presque toutes ses recherches, toute son existence, à cette courte période de 1940 à 1944 : Vichy, la Collaboration, la Résistance. Son père, Jean Azéma, fut un journaliste collaborationniste notoire.
Oui, ces quatre courtes années continuent de nous « occuper », littéralement.
J’écris ces lignes en apercevant par ma fenêtre, de l’autre côté de la place de la République à Paris, la façade de la caserne de la Garde Républicaine, la caserne Vérines qui porte le nom d’un officier français déporté et fusillé par les Allemands en octobre 1943.
Avant la guerre, ce bâtiment imposant s’appelait « la caserne du Prince Eugène ». Pendant l’Occupation allemande, le lieu fut investi par les SS. Ils furent parmi les derniers à être délogés en août 1944. La caserne s’appelait alors « Hermann Goering ». C’était l’été 1944. L’ascenseur de mon immeuble, juste en face de la caserne, a été installé en 1942. Il fonctionne toujours.
On y revient encore avec l’énorme livre (816 pages) que Grasset publie sous la plume de Dominique Fernandez (de l’Académie Française). L’ouvrage massif s’intitule « Ramon ». C’est le prénom du père de l’auteur. Ramon Fernandez fut un des intellectuels (de gauche) les plus prometteurs de l’entre-deux-guerres. Critique littéraire brillant, c’était un expert de Balzac et de Proust. La NRF de la grande époque fut son creuset.
Le Front Populaire arrive. La vie de Ramon bascule en 1937. Il est fasciné par Jacques Doriot, par « les trains qui arrivent à l’heure », par « l’ordre nouveau » qui s’installe en Europe. Ramon Fernandez adhère au PPF qui devient la principale force politique de la France occupée, le fer de lance de la Collaboration. Pendant quatre ans, Ramon Fernandez paradera dans Paris dans l’uniforme bleu clair du mouvement pronazi, brassard orné de la croix celtique et béret basque.
En octobre 1941, il va présenter ses hommages à Goebbels à Weimar, la ville de Goethe. Il est accompagné de six autres écrivains : Marcel Jouhandeau, Jacques Chardonne, Pierre Drieu la Rochelle, Robert Brasillach, Abel Bonnard, André Fraigneau. Ces gens qui n’étaient pas des imbéciles sont revenus éblouis de leur excursion.
C’est ce qui me rend perplexe mais aussi, d’une certaine façon, indulgent : il est facile aujourd’hui de juger quand on connaît la fin de l’histoire. En 1941, quel Français y voyait clair dans ce capharnaüm ? La Résistance était minoritaire. On l’a dit : 10.000 résistants, 10.000 vrais collabos et, entre les deux, la France faisant le dos rond.
Pendant ces années troubles et incertaines, Ramon Fermandez, le père de Dominique, boira trop de verres de ‘Dubonnet’ sur les banquettes de la brasserie Lipp, au milieu des uniformes allemands. L’alcool et une embolie l’emporteront opportunément en août 1944, deux semaines avant la Libération de la capitale. Dans son très gros livre, Dominique Fernandez tente d’expliquer le parcours de son père, sans forcément le justifier.
Qu’aurais-je fait si j’avais eu 20 ans en 1940 ? Je me suis souvent posé cette question, à la fin des années 70, en côtoyant Lucien Combelle. Pierre Assouline a brossé de lui un portrait éclairant (« Le fleuve Combelle » -Calmann-Lévy-). Combelle avait 27 ans quand les Allemands sont entrés dans Paris. Il était journaliste. Il l’est resté en s’accommodant de la nouvelle ambiance vert-de-gris. Il a écrit dans « Je suis partout » et aussi dans « La Gerbe », tout comme Ramon Fernandez.
En 1944, Combelle ne fuit pas. Il se laisse arrêter. On le juge. On le condamne. Il purge une partie de sa peine d’infamie. On l’amnistie. Il reprend ses activités journalistiques sous divers pseudonymes. C’est à ce moment-là que je le croise, lui vieil homme, moi encore dans mes vingt ans. Son destin n’a jamais cessé de me hanter.
L’ombre encombrante de l’Occupation, c’est aussi celle qui a plané sur la vie de l’historien Jean-Pierre Azéma qui fut un de mes magnifiques professeurs jadis. Azéma a consacré presque toutes ses recherches, toute son existence, à cette courte période de 1940 à 1944 : Vichy, la Collaboration, la Résistance. Son père, Jean Azéma, fut un journaliste collaborationniste notoire.
Oui, ces quatre courtes années continuent de nous « occuper », littéralement.
J’écris ces lignes en apercevant par ma fenêtre, de l’autre côté de la place de la République à Paris, la façade de la caserne de la Garde Républicaine, la caserne Vérines qui porte le nom d’un officier français déporté et fusillé par les Allemands en octobre 1943.
Avant la guerre, ce bâtiment imposant s’appelait « la caserne du Prince Eugène ». Pendant l’Occupation allemande, le lieu fut investi par les SS. Ils furent parmi les derniers à être délogés en août 1944. La caserne s’appelait alors « Hermann Goering ». C’était l’été 1944. L’ascenseur de mon immeuble, juste en face de la caserne, a été installé en 1942. Il fonctionne toujours.
mercredi 7 janvier 2009
Ma redevance en action
Dans un bistrot de Paris, à une table derrière moi, une femme munie d’un micro de la radio « France-Culture » est en train d’interviewer des lycéens. Je comprends assez vite, en les entendant, qu’ils viennent du lycée Voltaire, dans le 11ème arrondissement tout proche. Cet établissement est un foyer d’agitation chronique de l’enseignement secondaire parisien.
Face au micro de la radio publique, ils sont quatre, tous des garçons, à débiter avec aisance la propagande pré-mâchée du groupuscule qu’ils proclament « syndicat lycéen ». Dans cette logorrhée adolescente, il est facile de repérer la copie conforme de l’argumentaire bétonné des syndicats d’enseignants : rejet de l’hydre « libérale », indignation face à la réduction des postes (en réalité infinitésimale), dramatisation de la prétendue destruction du service public de l’éducation par Xavier Darcos. On connaît ces sornettes. Les syndicats de profs nous les servent à toutes les sauces.
Les quatre lycéens, à la table derrière moi, ont été dressés pour réchauffer le même ragoût. Ils s’en délectent. La journaliste de « France-Culture » enregistre sans broncher avec son micro la parole lycéenne. Pas la moindre objection ne viendra d’elle, même quand les gamins surchauffés profèreront d’évidentes énormités.
L’enregistrement se termine. Tout le monde est content. La dame de « France-Culture » a de quoi faire avec ce qu’elle a capté dans sa boîte à sons. Les lycéens s’enhardissent : « Et à quelle heure ça passe ? » La journaliste de la radio publique les informe que c’est pour après-demain matin. « Ça ne passe qu’une seule fois ? Parce que moi, l’autre jour sur ‘France-Infos’ je suis passé en boucle toute la journée ! » Un autre ajoute, non sans fierté : « Moi, j’ai fait TF1 avant les vacances, c’était trop cool ! ».
Tout ce petit monde se sépare. La journaliste de « France-Culture » règle les consommations. Et le meilleur est pour la fin lorsque, rangeant son micro, la même journaliste de « France-Culture » salue les quatre lycéens en leur disant : « Bon combat ! »
Oui : « bon combat ! », c’est bien ce que j’ai entendu ! Une journaliste de la radio publique (que je paie avec ma redevance) prenant fait et cause pour le « combat » des lycéens. Et on viendra me dire que les médias audio-visuels sont à la botte du pouvoir sarkozyste !
Face au micro de la radio publique, ils sont quatre, tous des garçons, à débiter avec aisance la propagande pré-mâchée du groupuscule qu’ils proclament « syndicat lycéen ». Dans cette logorrhée adolescente, il est facile de repérer la copie conforme de l’argumentaire bétonné des syndicats d’enseignants : rejet de l’hydre « libérale », indignation face à la réduction des postes (en réalité infinitésimale), dramatisation de la prétendue destruction du service public de l’éducation par Xavier Darcos. On connaît ces sornettes. Les syndicats de profs nous les servent à toutes les sauces.
Les quatre lycéens, à la table derrière moi, ont été dressés pour réchauffer le même ragoût. Ils s’en délectent. La journaliste de « France-Culture » enregistre sans broncher avec son micro la parole lycéenne. Pas la moindre objection ne viendra d’elle, même quand les gamins surchauffés profèreront d’évidentes énormités.
L’enregistrement se termine. Tout le monde est content. La dame de « France-Culture » a de quoi faire avec ce qu’elle a capté dans sa boîte à sons. Les lycéens s’enhardissent : « Et à quelle heure ça passe ? » La journaliste de la radio publique les informe que c’est pour après-demain matin. « Ça ne passe qu’une seule fois ? Parce que moi, l’autre jour sur ‘France-Infos’ je suis passé en boucle toute la journée ! » Un autre ajoute, non sans fierté : « Moi, j’ai fait TF1 avant les vacances, c’était trop cool ! ».
Tout ce petit monde se sépare. La journaliste de « France-Culture » règle les consommations. Et le meilleur est pour la fin lorsque, rangeant son micro, la même journaliste de « France-Culture » salue les quatre lycéens en leur disant : « Bon combat ! »
Oui : « bon combat ! », c’est bien ce que j’ai entendu ! Une journaliste de la radio publique (que je paie avec ma redevance) prenant fait et cause pour le « combat » des lycéens. Et on viendra me dire que les médias audio-visuels sont à la botte du pouvoir sarkozyste !
dimanche 4 janvier 2009
De souche.
C’est une mine d’informations, le « Journal du Dimanche » ! J’y reviens avec la liste des personnalités préférées des Français. Palmarès édifiant, victoire éclatante de la diversité, du métissage et de l’intégration.
Les 1090 Français interrogés chez eux par l’IFOP entre le 11 et le 18 décembre 2008 plébiscitent en cinquième place le journaliste de télévision Patrick Poivre, connu sous le nom de Patrick Poivre d’Arvor, de racines bretonnes (selon ses dires), né en réalité à Reims à l’époque où la RTF (ancêtre de l’ORTF) n’existait pas encore.
Devant PPDA, on trouve quatre représentants de la France d’aujourd’hui : numéro un, Yannick Noah né à Sedan de père camerounais. A la deuxième place : Dany Boon, alias Daniel Hamidou, natif d’Armentières d’un père kabyle. Derrière lui, en troisième position, un autre kabyle : Zinedine Zidane, né à Marseille. Et pour compléter le quatuor de tête des Français les plus populaires : Gad Elmaleh, né à Casablanca, bénéficiant de la triple nationalité : française, canadienne et marocaine.
Est-ce à dire que les Français sont moins racistes lorsqu’ils répondent à l’IFOP que lorsqu’ils se plaignent de l’absence de joueurs « Français de souche » dans leur équipe de football ?
Les 1090 Français interrogés chez eux par l’IFOP entre le 11 et le 18 décembre 2008 plébiscitent en cinquième place le journaliste de télévision Patrick Poivre, connu sous le nom de Patrick Poivre d’Arvor, de racines bretonnes (selon ses dires), né en réalité à Reims à l’époque où la RTF (ancêtre de l’ORTF) n’existait pas encore.
Devant PPDA, on trouve quatre représentants de la France d’aujourd’hui : numéro un, Yannick Noah né à Sedan de père camerounais. A la deuxième place : Dany Boon, alias Daniel Hamidou, natif d’Armentières d’un père kabyle. Derrière lui, en troisième position, un autre kabyle : Zinedine Zidane, né à Marseille. Et pour compléter le quatuor de tête des Français les plus populaires : Gad Elmaleh, né à Casablanca, bénéficiant de la triple nationalité : française, canadienne et marocaine.
Est-ce à dire que les Français sont moins racistes lorsqu’ils répondent à l’IFOP que lorsqu’ils se plaignent de l’absence de joueurs « Français de souche » dans leur équipe de football ?
Le tutoiement de Christine Lagarde
Quand on lit la presse avec une certaine attention, on relève parfois des choses bizarres.
« Le Journal du Dimanche » consacre aujourd’hui un article aux rapports conflictuels que le président Sarkozy entretient avec ses ministres. On y apprend que Christine Lagarde a retrouvé les faveurs présidentielles après une traversée du désert.
La ministre de l’économie aurait « impressionné » le chef de l’Etat par ses réseaux à New York, selon la confidence faite au JDD par un conseiller du président français. Christine Lagarde, avant son entrée au gouvernement avait longuement travaillé au plus haut niveau dans un des plus grands cabinets d’avocats d’affaires aux Etats-Unis (Baker and McKenzie, à Chicago). Jusque là, rien à redire sur l’article du JDD.
Ce qui me fait sourire, c’est cette citation, prêtée à ce même conseiller de Nicolas Sarkozy : « Christine Lagarde connaît et tutoie le patron du Nasdaq et de Wall Street. » C’est en effet tout à fait extraordinaire !
D’abord, je me demande bien qui est le « patron de Wall Street ». S’agit-il du président du New York Stock Exchange ? Dans ce cas, il n’est pas le patron du Nasdaq. Passons.
Le plus étonnant, c’est que Christine Lagarde puisse tutoyer cet homme. J’imagine que cet Américain s’exprime en anglais et Christine Lagarde, parfaitement bilingue, peut lui répondre dans la même langue. Dans ce cas, je me demande bien comment ces deux personnes peuvent se « tutoyer», puisque le tutoiement n’existe pas en anglais.
Deux questions à propos de cette risible citation : qui est ce conseiller présidentiel qui profère de telles âneries ? Et pourquoi sont-elles reproduites entre guillemets dans un journal où personne ne s’est formalisé de leur totale incongruité ?
« Le Journal du Dimanche » consacre aujourd’hui un article aux rapports conflictuels que le président Sarkozy entretient avec ses ministres. On y apprend que Christine Lagarde a retrouvé les faveurs présidentielles après une traversée du désert.
La ministre de l’économie aurait « impressionné » le chef de l’Etat par ses réseaux à New York, selon la confidence faite au JDD par un conseiller du président français. Christine Lagarde, avant son entrée au gouvernement avait longuement travaillé au plus haut niveau dans un des plus grands cabinets d’avocats d’affaires aux Etats-Unis (Baker and McKenzie, à Chicago). Jusque là, rien à redire sur l’article du JDD.
Ce qui me fait sourire, c’est cette citation, prêtée à ce même conseiller de Nicolas Sarkozy : « Christine Lagarde connaît et tutoie le patron du Nasdaq et de Wall Street. » C’est en effet tout à fait extraordinaire !
D’abord, je me demande bien qui est le « patron de Wall Street ». S’agit-il du président du New York Stock Exchange ? Dans ce cas, il n’est pas le patron du Nasdaq. Passons.
Le plus étonnant, c’est que Christine Lagarde puisse tutoyer cet homme. J’imagine que cet Américain s’exprime en anglais et Christine Lagarde, parfaitement bilingue, peut lui répondre dans la même langue. Dans ce cas, je me demande bien comment ces deux personnes peuvent se « tutoyer», puisque le tutoiement n’existe pas en anglais.
Deux questions à propos de cette risible citation : qui est ce conseiller présidentiel qui profère de telles âneries ? Et pourquoi sont-elles reproduites entre guillemets dans un journal où personne ne s’est formalisé de leur totale incongruité ?
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