jeudi 22 janvier 2009

Pur et dur.


Ça va de mieux en mieux. Ou de pire en pire ? Allez savoir !

Petit exemple, parmi beaucoup d’autres : la société Microsoft jadis florissante sous la houlette de Bill Gates, est elle aussi happée par la crise. Microsoft supprime 5000 emplois (5% de ses effectifs).

C’est du licenciement à l’américaine, pur et dur : vous êtes à la rue en un quart d’heure, avec un carton d’objets personnels sous le bras, devant l’immeuble de votre société. Et, au bout du compte, vous survivez avec une minuscule assurance-chômage pour une période très limitée.

Allez donc expliquer ça aux dangereux irresponsables super-planqués de la CGT et de Sud-Rail qui, en France, pleurnichent pour des broutilles et bousillent leur entreprise publique et emmerdent des millions de gens !

Quelque chose me dit que l’année 2009 ne va pas être vraiment joyeuse.

Yes, we can ! Can we, really ?

mercredi 21 janvier 2009

Narcy, c'est coton !


La palme du mauvais goût raciste revient à Jean-Claude Narcy, journaliste honoraire et intérimaire de TF1, que l’on ne ressort du formol que pour les enterrements et les cérémonies officielles.

Il a 70 ans. Il n’est plus salarié de la chaîne depuis 2003 mais intervient ponctuellement comme « consultant ». Ce sont donc son expertise, son tact et sa nuance que l’on sollicite et rétribue dans les grandes occasions.

Jean-Claude Narcy était hier le présentateur en chef de la retransmission de l’investiture de Barack Obama sur la première chaîne privée, fleuron de l’empire Bouygues. C’est sans doute l’attachement au béton qui explique la lourdeur de Narcy.

Juste avant le serment du nouveau président américain, Aretha Franklin est venu entonner un magnifique chant patriotique. Aretha Franklin, tout de même ! Rien à voir avec Mireille Mathieu dont un autre président (français) s’était satisfait à sa prise de fonction !

A la fin de cette interprétation de la diva de la « soul music », Jean-Claude Narcy de TF1 a cru bon de dire : « Vous avez vu comme elle a interprété ça ! On devait chanter comme ça dans les champs de coton.»

La pauvre Rama Yade, présente sur le plateau de TF1, semblait navrée.

Jean-Claude Narcy est Officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre national du Mérite, Officier du Mérite Agricole, Officier des Arts et des Lettres.

C’est le Mérite Agricole qui semble le mieux lui convenir. Le coton, c’est de l’agriculture. Il s’y connaît, Narcy ! Je m’en servirai pour me boucher les oreilles à sa prochaine apparition, s’il y en a une !

mardi 20 janvier 2009

Obama inspiré par Ségolène ?

Elle n’en rate pas une ! Ségolène Royal s’est propulsée à Washington pour assister à l’investiture de Barack Obama. Elle a décroché une invitation pour figurer parmi les 280.000 personnes pouvant contempler l’événement à distance assis sur une chaise.

A l’occasion de ce déplacement, la présidente du Poitou-Charentes a fait des déclarations surprenantes au journal « Le Monde ». Elle affirme, avec le culot dont elle est coutumière, qu’elle a "inspiré" la campagne électorale de Barack Obama.

"Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés", déclare l'ancienne candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, qui ne voit pas pourquoi elle "n'assumerait pas".

En 2007, Ségolène Royal est candidate tandis que Barack Obama n'est encore que prétendant à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine. Le sénateur de Chicago envoie une équipe à Paris étudier le site Désir d'avenir. "Chez nous ils ont enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'", explique Ségolène Royal au ‘Monde’.

Elle ajoute que l'équipe d'Obama a adapté son idée de "démocratie participative" à la mode américaine, en conservant son objectif de refonder la manière de faire de la politique.

Obama s’est peut-être « inspiré » de Ségolène Royal. Il a même dû perfectionner les méthodes de notre Ségo, car Obama a gagné l’élection américaine. Madame Royal a perdu la sienne. Mais ne le lui dites pas trop brutalement. Elle l’ignore encore.

lundi 19 janvier 2009

W blues.


Le pouvoir, le plus dur, ce n’est quand on l’exerce, c’est quand on le perd. En 1981, battu par Mitterrand, Giscard avait été terrassé par une profonde et réelle dépression nerveuse qu’il a cachée longuement en se réfugiant chez un ami au Canada. De Gaulle n’a pas survécu longtemps à sa démission forcée. Et pas davantage Mitterrand, très malade il est vrai dès sa prise de fonction.

Et George W. Bush ? Personne ne pense à lui. Tout se focalise sur Obama.

A l’heure où j’écris ces lignes, Bush passe ses dernières heures à la Maison Blanche. Il va y dormir une dernière nuit. Demain matin, il pourrait en théorie encore prendre quelques décisions, donner quelques ordres.

Il est, jusqu’à la dernière minute, le seul président en exercice des Etats-Unis d’Amérique. Si ça lui chante, au moment de son dernier petit déjeuner présidentiel, il peut envoyer un bombardier nucléaire sur Téhéran.

Mais plus vraisemblablement, George W. Bush s’habillera chaudement pour assister en extérieur à la mi-journée à la passation de pouvoir sur les marches du Congrès.

A midi pile (18 h en France), Barack Obama prêtera serment et deviendra le seul et unique patron.

George W. Bush ne sera plus qu’un ex-président. Il montera dans un hélicoptère jusqu’à la base militaire d’Andrews, près de Washington. Là, pour la dernière fois, l’attendra le Boeing « Air Force One » qui le conduira au Texas.

C’est le dernier voyage à bord de l’appareil présidentiel. Même Richard Nixon, fuyant l’infamie du Watergate, avait pu en profiter après avoir laissé les clés du pays à Gerald Ford.

Et pendant que l’Amérique en liesse fêtera la prise de fonction d’Obama, George W. Bush retrouvera son ranch de Crowford au Texas. C’est là qu’il passera la soirée. C’est là qu’il dormira blotti auprès de son épouse Laura.

Aura-t-il des cauchemars ? A quoi pensera-t-il en se réveillant mercredi matin ? Se dira-t-il que, finalement, huit ans, ça passe vite ?

dimanche 18 janvier 2009

Ciao Gérard ! Hello, Barack !

Enfin une bonne nouvelle ! Depardieu annonce au ‘Journal du Dimanche’ qu’il a l’intention de quitter la France, sans soute pour l’Italie. Vas-y, Gérard, personne ne te retient. Le cabotin national exprime aussi dans le ‘JDD’ son dégoût pour le cinéma : « J’ai très peu de plaisir à voir des films, y compris les miens. » Là encore, nous approuvons. On peut encore éprouver du plaisir à voir des films (comme « Slumdog Millionaire » évoqué ici hier), mais ce sont des films où ne figurent pas Depardieu ni aucun membre du troupeau lourdaud des acteurs et actrices français (Jugnot, Balasko, Lanvin, Deneuve, Auteuil et j’en passe.)

Sur un autre sujet, je redoute une forte remontée de l’Obamania, à l’occasion de l’investiture du nouveau président américain. Les Français, aveuglés par une méconnaissance crasse entretenue par des médias complaisants, vont vite déchanter. Ils s’imaginent qu’Obama, c’est tout à la fois Besancenot, Che Guevara et Mère Thérésa. On va se rendre compte très vite qu’Obama, tout brillant et charismatique qu’il puisse être, n’est qu’un dirigeant centriste qui s’attachera avant tout à sauver son pays de la déroute en ne faisant aucun cadeau au reste du monde. Obama sera contraint de poursuivre longtemps les guerres commencées par Bush et, en dépit de ses vagues promesses, il ne fermera pas Guantanamo la semaine prochaine.

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