
Je vous jure que je suis allé voir ce film avec les meilleures intentions du monde. Je ne demandais qu’à être ému, charmé, ébloui.
Malheureusement, au cinéma, on sait assez vite que tout va foirer. Les premiers plans de "Black Swan" sont annonciateurs de ce qui va suivre : une image moche et granuleuse, comme dans un documentaire moldave. Et nous sommes pourtant à New York, au cœur du ‘New York City Ballet’, l’une des troupes les plus magiques du monde !
Elle en fait des efforts, la jolie Nathalie Portman, pour nous faire croire qu’elle incarne une danseuse étoile. Mais elle n’est pas crédible. On voit davantage ses ongles meurtris (des pieds et des mains) que son talent de ballerine. Vincent Cassel joue le chorégraphe intransigeant et baiseur incontrôlable. Il grimace et sur-joue en permanence. C’est vite insupportable.
La mise en scène cinématographique est pauvrette. Et puisqu’il s’agit d’un film sur la danse classique, on est obligé de constater aussi que les chorégraphies sont confuses et ringardes. Un grand foutoir : c’est le claque des cygnes.
Mais le pire de ce navet grandiloquent, ce sont les scènes d’hallucinations vécues par la vedette du film. Là, franchement, on dépasse le mauvais goût grand-guignolesque des plus minables films d’horreur de série Z.
Je vous avoue que j’ai beaucoup ri à ces excès burlesques. Je pense que le réalisateur n'avait pourtant aucune intention comique.
Quand Nathalie Portman meurt enfin au bout de 110 minutes (je vous dévoile l’épilogue, mais c’est le même que celui du ballet), on est soulagé. Elle ne va plus minauder davantage, dans son rôle de danseuse coincée et frigide.
Ce film est une punition. Il a tout pour plaire.
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