
C’est épuisant ce pathos annuel autour des célébrations du 11 septembre 2001. On ne peut pas m’accuser de ne pas aimer les Américains. Mais dès qu’ils ont une écorchure, neuf ans plus tard, ils pleurnichent encore.
De quoi s’agit-il ? Un mardi matin avec un grand ciel bleu au dessus de New York, tout est paisible, tout est normal. Et puis soudain, rien n’est plus normal. Deux avions détournés s’écrasent sur chacune des deux tours du World Trade Center. Au passage, c’était moche, le World Trade Center et sa destruction est plutôt un bienfait architectural.
Au même moment ou presque, un autre avion se vautre en Pennsylvanie et un quatrième érafle le Pentagone à Washington.
Bilan total : 2995 morts dont les 19 terroristes. Bilan politique : énorme succès de Ben Laden dont les hommes, avec quelques lames de rasoir, ont occis les pilotes. Autre conséquence : une trouille bleue de l’Amérique qui n’avait pas été attaquée sur son territoire depuis 1941, depuis l’attaque sur la base navale de Pearl Harbor qui avait fait à peu près le même nombre de victimes : environ 2500 morts.
Les Etats-Unis sont un pays fragile et adolescent. Le 11 septembre 2001 n’est pas un tournant historique. La chute du mur de Berlin, dans notre histoire récente, l’est bien davantage.
Voulez-vous entendre parler de pays meurtris ?
Hiroshima (bombe américaine) : 250.000 morts japonais.
Débarquement anglo-américain en juin 1944 en Normandie : 50.000 civils français tués.
Ça fait combien de 11 septembre, tout ça ?