Il s’est passé un truc très rigolo hier samedi sur «Twitter».
C’est l’inénarrable Frédéric Lefebvre qui en a fait les frais.
Cet homme est membre du gouvernement avec le titre à rallonge de : secrétaire d'État, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des services, des Professions libérales et de la Consommation. Oui tout ça. Je me demande comment ces fonctions multiples et variées tiennent sur sa carte de visite. Frédéric Lefebvre s’était déjà fait remarquer quand il était porte-parole de l’UMP.
Il vient d’écrire un livre publié par ‘Le Cherche Midi’ intitulé «Le mieux est l’ami du bien». C'est donc un auteur, disons même un écrivain...
Frédéric Lefebvre dédicaçait récemment son ouvrage. A cette occasion, il a été approché gentiment par une caméra amie du site Internet du ‘Figaro’. Pas vraiment des méchants gauchistes malfaisants. On lui demande aimablement de dire quel est le livre qui l’a le plus marqué. Ecoutez ce qu’il répond :

Oui, le livre qui a eu la plus profonde influence sur Frédéric Lefebvre, c’est «Zadig et Voltaire». Comme la marque de fringues pour bobos. Pas "Zadig" de Voltaire, mais bel et bien "Zadig et Voltaire" (voir le site de la marque en question ici). C'est Rue 89 qui a levé ce lièvre délicieux. Il méritait bien un civet qui fut cuisiné aux petits oignons : cette énormité a stimulé l'imagination des amateurs de belles lettres sur Twitter.
Les pastiches de titres se sont multipliés. Voici une toute petite sélection :
- "Les lettres de mon moulinex", d’Alphonse Daudet
- "Les fourberies d’escarpin", de Rachida Dati
- "Le désert des Tartares", de Boursin
- "Jacuzzi", d’Emile Zola
- "J’irai cracher sur vos tongs", de Boris Vian
- "Les lettres percent Anne", de Dominique Strauss-Kahn
- "Pour qui sonne le gras", toujours de Dominique Strauss-Kahn, d’après Hemingway, donc d’après PPDA
- "Le soulier de patin", de Philippe Candeloro, d’après Paul Claudel
- "Jours tranquilles à Neuilly", de Liliane Bettencourt, d’après Henry Miller
- "La possibilité Dunhill", de Michel Houellebecq
- "La possibilité d’une île flottante", du même Michel Houellebecq
- "501", de Claude Levi-Strauss
- "Le petit prince", de Jean Sarkozy
- "Mon père avait raison", de Marine Le Pen et Jean Sarkozy, d’après Sacha Guitry
- "L’être et le Guéant", de Jean-Paul Sarthe, préface de François Fillon
- "La peste", de Jean-Claude Camus
- "L'étranger" de Marine Le Pen, d'après Jean-Claude et Albert Camus
- "Le bateau ivre", de Chantal Brunel
- "La chartreuse de parmesan", de Stendhal
- "Voyage au bout de la nuit à Las Vegas", de LF Céline Dion
- "Omelette", de Shakespeare
- "La chute", de Michèle Alliot-Marie, d’après Albert Camus
- "Au cœur des ténèbres", de Gilbert Montagné, d’après Joseph Conrad
- "On ne badine pas avec Zemmour", d’Alfred de Musset
- "Thérèse Ramequin", d’Emile Zola
- "Madame Balkany", de Gustave Flaubert (et pas de Balzac, contrairement à ce que croit Ariane Massenet du ‘Grand Journal’ de Canal+)
- "Alcools", de Jean-Louis Borloo, d’après Guillaume Apollinaire
Vous avez tout le loisir d’en imaginer d’autres...
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en bonus, je vous offre le clip promotionnel du livre de Frédéric Lefebvre. C'est, comment dire.... c'est Voltairien... Rien, rien de rien.
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en bonus, je vous offre le clip promotionnel du livre de Frédéric Lefebvre. C'est, comment dire.... c'est Voltairien... Rien, rien de rien.
