"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')

mardi 13 novembre 2007

Marchandisation !

Instrumentaliser. C'était le mot du mois d'octobre. Exemple : ne pas instrumentaliser Guy Môquet.

Voici Novembre et le mot du mois, c'est : marchandisation.

Exemple : il ne faut pas marchandiser l'université. C'est ce que disent les médiocres imbéciles gauchistes qui bloquent certaines facs en ce moment.

Je t'en foutrai, moi, de la marchandisation !

Ils se gobergent dans les amphis, ils glandent, ils glosent. Ils sont vaguement inscrits en philo, en socio, en psycho, en géo. Ils refusent de se faire marchandiser. Ça ne risque pas, ils sont invendables.

Ils font chier le monde, ils menacent, ils vitupèrent en puisant dans le lexique épuisé d'un trotskisme à deux balles. Tant pis pour eux.

Il vont crever la gueule ouverte. Et je ne les plaindrai pas vraiment.

Le grand vent de l'Histoire souffle violemment à contresens. Nos godelureaux français ont-ils entendu parler de l'Inde, de la Chine ou du Brésil ?

C'est là que ça passe, jeunes gens de l'ultra-gauche française. Avez-vous voyagé ? Vous devriez. Les voyages forment la jeunesse. Ce n'est pas en végétant à Nanterre qu'on risque de s'ouvrir au monde. Les Chinois et les Indiens ne vont pas faire de cadeau. Vous êtes déjà au tapis.

Les universités françaises drapées dans la fausse dignité de la pureté du savoir. Le savoir ? Quel savoir ? Les études immaculées qui débouchent sur le chômage ?

La France, combien de prix Nobel ? En physique, en chimie, en médecine, en mathématiques et même en littérature ? Très peu. On les compte récemment en France sur les doigts d'une main amputée.

Où en trouve-t-on le plus ? Aux Etats-Unis, bonnes gens, le pays de l'excellence universitaire, le pays où les facs sont totalement autonomes, largement financées par l'argent privé. Les Etats-Unis appliquent depuis toujours la loi Pécresse à la puissance mille et c'est une réussite.

Le pays où les entreprises s'impliquent dans le formation des élites s'appelle les Etats-Unis, pays de culture, sans ministère de la culture. C'est un pays où, par tête d'habitant par rapport à la France, on compte davantage de musées prestigieux, de bibliothèques publiques, d'orchestres symphoniques de grand renom.

Et je ne parle pas du cinéma, de la musique, de l'art qui prospèrent sans entraves aux Etats-Unis. La culture, le savoir, la connaissance, l'innovation, la recherche: c'est dans l'antre du capitalisme (les Etats-Unis) que tout cela se développe.

Il n'en va pas de même, hélas, dans notre contrée rabougrie, dans notre parcelle morose où dominent la CGT et les abrutis affiliés à la mouvance rigide des "avantages acquis".

"Avantages acquis". A qui les avantages ? Je vous le demande.

Les cheminots refusent obstinément d'accepter l'évolution des relations sociales et l'évidence de l'allongement de l'espérance de vie. Plus on vit vieux, plus il faut travailler. Sinon, les caisses de retraite vont sombrer, encore plus qu'aujourd'hui. C'est simple, non ?

Les Français jouissent chaque année d'un trimestre supplémentaire de prolongation de longévité avant la mort. Un an de gagné tous les quatre ans. C'est notre chance.

On va mourir de plus en plus tard. C'est une réalité tangible et heureuse. Pour assurer la pérennité et la stabilité des régimes des retraites, il va falloir travailler plus longtemps. Le calcul est simple. Les cheminots ont du mal à comprendre.

Mais le plus pathétique, au delà des rigidités des services publics, c'est l'aveuglement idéologique à la petite semaine des sans-culottes de l'université. Ils sont 15.000 desperados extrémistes, en "lutte" prétendue, qui pourrissent la vie des autres étudiants français, la vaste majorité.

On compte plus d'un million d'étudiants en France. Le calcul est édifiant : 15.000 marginaux manipulés par des groupuscules gauchistes s'affrontent à la masse du million d'étudiants français. Le ratio contre la connerie est implacable.

Mais souvent en France, la connerie a le dessus. Les exemples, hélas, sont multiples.

4 commentaires:

ginkgo a dit…

C'est étonnant que les jeunes aient autant le regard tourné vers les USA, sans pour autant vouloir en adopter le système. Cela me fait penser à une voiture au feu rouge, le pied à la fois sur l'accélérateur et sur le frein. Cela ne peut pas durer longtemps. Il y a comme un glitch... Je ne suis pas sûr qu'il faille adopter *exactement* le modèle américain (surtout qu'il pourrait changer sous peu sachant que la Chine s'est calquée dessus et commence à battre les USA avec ses propres armes - et puis, quel modèle américain ? celui vendu par Hollywood ? le modèle capitaliste ? avec ou sans le modèle sociétal qui va avec ? etc.), mais il y a bel et bien un glitch, dans le sens où l'on est en période de questionnement et de doute.

Cela me rappelle une discussion, il y a qques années, dans la salle d'attente de mon capiliculteur, pardon, mon coiffeur, avec deux étudiants en histoire. Ils se plaignaient du fait qu'ils ne trouvaient pas de débouchés. Sur le coup, je compatissais à leur pb de débouché, mais après coup, je m'étonnais du fait qu'ils avaient adopté, dans leur discours, le fait que la société, le gouvernement devaient, qque part, leur fournir ce débouché, comme s'il allait de soit, et que la société était là en faute... Il faut dire que l'on vit dans une société de tiraillement ; les banques nous demandent de nous endetter sur 30 ans pour acheter un appart, pas étonnant que certains pensant "sécurité" pour minimiser les tiraillements...

Anonyme a dit…

Le prix nobel de mathématique est très difficile à obtenir comme cela n'existe pas.

ANYHOW a dit…

OK, je retire le prix nobel de mathématiques. Mais avouez que c'est un manque !

pope groupie a dit…

tout à fait d'accord avec ginkgo! Moi-même étudiante en histoire, je crois que ceux qui choisissent ce programme rêvent plutôt de devenir fonctionnaires que d'avoir, ne serait-ce qu'une petite fois, la chance de proposer un livre à un éditeur, un article à l'Année philologique...Le débouché, c'est à nous de le trouver! C'est à nous d'intéresser les gens à notre domaine, et non l'inverse.