"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')

dimanche 10 février 2008

La chute du petit marquis

Il se passe toujours quelque chose dans l'univers impitoyable du bling-bling.

C'est Dallas en boucle.

Dernière péripétie : le petit marquis est au tapis.

David Martinon (rebaptisé "Martinon, non, non !" à Neuilly) a été lâché en rase campagne par le sarkozisme en déroute.

Martinon, naguère favori de Cécilia, n'est plus en cours au palais élyséen depuis que l'Italienne gratte sa guitare dans l'alcôve suprême.

Martinon avait pour mission (très parachutée) de saisir la mairie de Neuilly, le fief historique du petit homme à talonnettes.

La mauvaise mayonnaise Martinon a tourné au vinaigre.

C'est Jean Sarkozy, l'un des blondinets issu de la cuisse de Jupiter, qui s'est chargé de donner l'estocade. Jean (qui avait pourtant soutenu Martinon depuis plusieurs semaines dans la campagne municipale de Neuilly) a congédié David en quelques mots.

Martinon est lâchement largué.

Le patron, Sarkozy père (fils de Jean), s'envole ce soir pour la Guyane. Martinon, toujours officiellement porte-parole de la présidence, n'est pas du voyage. Il reste sur le tarmac.

David Martinon va passer une mauvaise nuit.

C'est loin la Guyane !

2 commentaires:

Arthur Mage a dit…

Je me demande si tout cela ne serait pas dû au fait que Martinon serait peu ou prou mouillé dans cette affaire de SMS que selon le Nouvel Obs donc, Sarko aurait envoyé à sa seconde épouse pour réclamer son retour alors qu'il s'apprêtait à épouser sa troisième.

Mais l'info importante de tout ça, c'est qu'on réalise combien le fiston du chef est charismatique : on va se coltiner la nouvelle dynastie durant des décennies !

Anonyme a dit…

On a effectivement frôlé l'incident diplomatique entre la France et le Quebec. Voici les faits.
Un des leaders de l'opposition du Quebec, monsieur Mario Dumont était en visite en France. En raison des liens entre le Quebec et la France, tous les hommes politiques du Quebec sont reçus à Matignon, or, monsieur Dumont qui s'apprêtait à partir de France sans être reçu. Il a été reçu en catastrophe par Monsieur Fillon au tout dernier moment (http://www.ledevoir.com/2008/02/09/175472.html). Pourquoi, parce que le premier ministre du Québec Jean Charest est intervenu pour que Monsieur Fillon accomplisse son devoir.(http://www.ledevoir.com/2008/02/11/175631.html#)
Voici la conclusion de l'article du Devoir "La visite allait donc passer à l'histoire récente des relations diplomatiques entre la France et le Québec comme un précédent puisque ni Jean Charest, ni André Boisclair, ni Jacques Parizeau n'avaient eu à subir un tel affront."