"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')

mardi 22 février 2011

Hommage au travail bien fait


J’aime quand le travail est bien fait.

En quelques jours, j’ai pu observer et bénéficier de l’expertise de quatre vrais professionnels. Ce ne sont pas des stars, pas des vedettes du journalisme ou de la politique. Seulement des artisans ou des techniciens compétents, courtois et rigoureux. Quatre professionnels qui ont fait le ‘job’, en temps et en heure, avec précision.

Permettez-moi de vous relater ici des expériences domestiques, des épisodes minuscules qui ont cependant valeur d’exemple.

Le dernier en date, c’est mon interlocuteur de chez ‘Orange’ avec qui j’ai passé près de deux heures au téléphone ce matin. La situation me paraissait inextricable : plus rien ne fonctionnait, mon Internet, ma télé, mon téléphone fixe. Mon interlocuteur, avec une infinie patience, m’a guidé dans les méandres d’une reconfiguration totale de mon installation. Etape par étape, il m’a pris téléphoniquement par la main. Je ne sais pas où il se trouvait, peut-être au Maroc, en Tunisie ou à l’Ile Maurice. C’est souvent ainsi que ça se passe, quand on joint une plate-forme téléphonique, une ‘hot-line’. Résultat : tout fonctionne à nouveau magnifiquement. Le technicien d’Orange m’a rappelé une demi-heure plus tard pour vérifier que tout était en marche. Joli boulot.

Le deuxième exemple est ce couvreur venu inspecter mon toit pour une réfection qui s’impose. Là encore : précision, savoir-faire et sérieux.

Troisième exemple : cet artisan venu réparer un volet roulant cassé. Il a rapidement identifié le problème et l’a résolu en un temps record, sans m’infliger une facture exorbitante.

Quatrième et dernier exemple : un chauffagiste que j’avais appelé pour vérifier ma chaudière à gaz. Nous avions rendez-vous à 13 h 30. A 13 h 29, il sonnait à ma porte. Il s’est ensuite parfaitement acquitté de sa tache.

Vous me connaissez : je suis un grand râleur. Mais quand le boulot est accompli, dans les règles et selon le contrat tacite pré-établi, il faut le dire. Il faut rendre hommage à celles et ceux (et ils sont nombreux) qui, jour après jour, sont dignes de leur profession, dans l’anonymat et la discrétion, en affrontant des problèmes concrets sur lesquels il est impossible de tricher.

Il y a tant de leçons à tirer de cette attitude pour d’autres corporations plus médiatisées : les politiciens, les diplomates, les journalistes et un grand nombre de prétendus artistes.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Chassez le naturel...il revient au galop : attention, vous redevenez gentil ANYHOW !!!
Alors, pour une fois, puisque vous êtes satisfait, dans de bonnes dispositions...je n'aurais qu'un mot : cocoricoooo !!!
C.C