"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')

samedi 7 août 2010

De Louis XIV à Nicolas Sarkozy, des avancées substantielles pour les "Roms"


On a beaucoup critiqué les récentes déclarations martiales du président de la République et de son ministre de l'Intérieur à propos de "Roms". Autrement dit : romanichels, romanos, manouches, bohémiens, tziganes. Ou, comme le pense la majorité des Français : "voleurs de poules qui roulent dans des Mercedes toutes neuves sans jamais travailler".

Les associations de défense des droits de l'Homme, les leaders de la gauche, les bien-pensants de tous bords se sont offusqués.

Cette indignation mérite d'être éclairée à la lumière d'un utile rappel historique.

Le Roi Soleil, ci-devant Louis XIV, ne faisait pas dans la dentelle en ce qui concernait les "Bohémiens" (les ancêtres de nos "Roms") qui s'introduisaient sur le territoire de son royaume.

Dès 1666, par souci d'éviter le vagabondage transfrontalier, Louis XIV décréta que tous les Bohémiens de sexe masculin devaient être arrêtés et envoyés aux galères sans procès.

Par la suite, lors de l'ordonnance du 11 juillet 1682, il confirma sa sentence en ordonnant que tous les Bohémiens mâles fussent dans toutes les provinces du Royaume où ils vivaient, condamnés aux galères à perpétuité. Le Roi précisa aussi que leurs femmes fussent rasées et leurs enfants enfermés dans des hospices.

Une peine était en outre portée contre les nobles qui donnaient dans leurs châteaux un asile aux bohémiens. Leurs fiefs étaient frappés de confiscation.

C'est grâce à ce salutaire et édifiant rappel historique que l'on mesure mieux la mansuétude admirable dont fait preuve celui qui a succédé aujourd'hui au Roi Soleil.

1 commentaire:

Thers-no-reason a dit…

Il est vrai que le successeur du roi soleil peut (par comparaison au souverain), faire preuve de "mansuétude admirable", mais renvoyer "dans leurs pays" , c'est y aller fort tout de même non ?

PS: Merci pour votre réponse, je continuerais donc surement plus volontiers si je sais que quelqu'un dont je lis les écrits , me lit aussi.
Puis, c'est pour la bonne cause !