"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')
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lundi 7 mai 2012

François Hollande n'a pas pris la même Bastille

Hollande : le changement. Et maintenant ? 
La Bastille, 31 ans après, ça n'est plus ce que c'était. J'y étais le 10 mai 1981. J'y suis retourné hier soir. Deux époques, deux ambiances, deux contextes bien différents.

En 1981, au soir de la victoire de François Mitterrand, la foule était joyeuse, surprise, emportée par la nouveauté historique de l'alternance. Incrédules face à l'arrivée inédite de la gauche au sommet du pouvoir, les gens s'embrassaient. C'était fraternel et bon enfant.

 Hier soir, l'atmosphère était nettement moins positive. Les slogans étaient chargés de hargne : «Sarko, c'est fini !» ou encore : «On l'a viré !» Peu de cris de victoire, mais surtout des invectives contre le vaincu. En 2012, on a davantage célébré une défaite qu'on n'a salué un succès. Hollande n'a gagné que parce que Sarkozy a perdu. En 1981, on voulait «Changer la vie». En 2012, on voulait juste changer de président. 

En 1981, Mitterrand n'était pas venu à la Bastille. Finalement, le peuple, il préférait le voir de loin. Hollande est arrivé tardivement hier soir. La voix cassée par la fatigue, il a prononcé un discours bref et sans relief. Pas grave. La foule n'était pas venue l'entendre, elle voulait juste l'apercevoir. François Mitterrand avait préservé le mystère. Hollande s'est montré après minuit, de retour de Tulle. Mais cela n'était sans doute pas nécessaire.

Sur cette même place de la Bastille, quelques semaines plus tôt, Jean-Luc Mélenchon avait rassemblé une masse plus fervente. Un souffle était passé. Hier soir, en attendant Hollande, je n'ai pas perçu cette exaltation. Pas plus que je n'ai retrouvé le grand frisson du 10 mai 1981.

Il faut se méfier des frénésies collectives. On a vu ce qu'il est advenu du mitterrandisme au fil du temps. Hollande, «l'homme normal», n'a pas promis cette fois des lendemains qui chantent. Hier soir, Jack Lang, le voisin de DSK sur la place des Vosges toute proche, n'a pas osé répéter ce qu'il avait dit en 1981 : «Nous sommes passés de l'ombre à la lumière».

La lumière se fait rare en France. Chahuté par la mondialisation, encalminé par ses corporatismes, englué dans le chômage, le pays est en mauvaise posture. Il faudra du courage et beaucoup d'énergie à François Hollande pour éloigner des récifs notre radeau de la méduse. On lui souhaite bonne chance. De sa réussite dépend la nôtre. On n'attend pas de lui des miracles. On attend, sans illusion.


samedi 5 mai 2012

Images de la campagne 2012


Quelques images de la campagne présidentielle trouvées ici et ailleurs.

Nadine Morano colle.
Les choix de Marine en matière de vins
Meeting Hollande à Vincennes
Jeunes bretons au meeting Sarkozy à la Concorde
Meeting Sarkozy à la Concorde


samedi 28 avril 2012

La France, c'est le Quevilly du monde


Ah, Quevilly ! Au moment où j'écris ces lignes, la finale de la coupe de France de football se joue à Saint-Denis. Peu importe le résultat : Quevilly a déjà gagné. Ce club amateur a conquis le cœur des Français qui adorent les petits qui bravent les grands. Les mythes conjugués du Petit Poucet face à l'ogre et de David face à Goliath ont la vie dure.

La France, pourvue jadis d'un empire, roule toujours des mécaniques. Elle continue à le faire, contre l'évidence de son rétrécissement historique et économique. La France, c'est 1% de la population mondiale réparti sur 0,43% de la surface du globe. Un confetti, une principauté même si on a la bombe atomique et toujours un siège, largement usurpé, de membre permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU.

Une aventure sportive comme celle de Quevilly, ça rassure les Français. On est petit mais on existe. On est petit mais on est malin. Tous les Français se reconnaissent en Astérix, le gaulois irréductible retranché dans son village récalcitrant. Les Romains de la bande dessinée ont été remplacés par la mondialisation. Les Français sont les plus forts. Le protectionnisme et le rejet des étrangers vont sauver leur identité nationale.

Alors, on célèbre ces braves joueurs amateurs de Quevilly. La Normandie, ça sent bon les verts pâturages. Ils sont modestes et méritants, plus sympas que les professionnels trop payés de Lyon. On aime Quevilly parce que cette équipe est à l'échelle de nos ambitions. 

La France, c'est le Quevilly du monde.  

mardi 24 avril 2012

French politics for dummies (in english)


The french electoral system runs on a 5 year cycle. The president is elected directly by all the voters (minimum age : 18 yo). To be elected president, you need 50 % of the popular vote. This was not reached by any candidate last Sunday. In two weeks, on the second round, the two candidates who collected the most votes last Sunday (Hollande and Sarkozy) will compete. The winner will be the one who has the most votes (even under 50%).


  • The lower house of the Parliement is elected immediately after the president. The prime minister is coming from the dominant party in the lower house (not necessarly the same party as the president's – in that case, it is called "cohabitation").
  • Anybody can be candidate in the presidential race. You don't need the support of a real party, although it's easier. To take part in the race, you have to gather 500 signed endorsements from local elected officials (such as mayors : there are 36,000 mayors in France !). This is the reason why a lunatic like Jacques Cheminade managed to be candidate this year. His program included the project of an universal effort to implant human colonies on Mars. He got 0.2 % of voters last Sunday.
  • The system doesn't require primaries like in the US. Sarkozy was the only candidate of his party (UMP - conservative) this year and 5 years ago. But the Socialist Party (PS) has organized this time a certain form of primary, on the national level, to choose its candidate among 6 executives of the PS. All the french voters were able to cast their vote and François Hollande was designated.
  • Dominique Strauss Kahn would have been the obvious contender for the PS if he hadn't been caught his pants down in the 2806 suite of the Sofitel hotel in New York City.
  • If the president of the Republic dies, the president of the Senate (elected on a different basis) takes over for a period of about 2 months, after which a presidential election is called.
  • The president has the power to dismiss the lower house, only once during his 5 year term. In that case, parlementary elections are called. The president can change the prime minister (always coming from the dominant party) and the government as many times as he wants.
  • The president cannot be criminally charged during his term. The president can be a divorcee, a womanizer. He can have one or several mistresses. He can marry a botoxed ex-model turned singer. 
  • The president can be a woman, but that has never happened. He could be gay. But that has never been proven.

mardi 22 mars 2011

"Le Mal Français" : confirmation par le rapport alarmant du Médiateur de la République

Les chamailleries minables entre les deux tours des cantonales sont symptomatiques de l’immense médiocrité du débat politique en France.

Dans ce brouhaha autour du Front National et du «Front républicain», avez-vous entendu une seule seconde les politiciens nous décrire leur programme, donner des orientations fortes pour le pays ou, plus modestement, pour leur canton ?

Ils s’écharpent sur des alliances et des combinaisons d’appareil. Pas étonnant que l’abstention ait atteint dimanche des niveaux records. Comment le citoyen peut-il se sentir représenté par des élus qui ne sont obsédés que par un seul objectif : leur élection ou réélection ?

L’écart se creuse entre le peuple et ses représentants, toutes tendances confondues, même au niveau le plus simple, le plus proche, celui du canton.

C’est pour cela que le rapport du Médiateur de la République, remis hier lundi au président Sarkozy, résonne comme un salutaire rappel à l’ordre. Il est probable hélas que ce document ait été prestement remisé par le chef de l’Etat dans un fond de tiroir, comme tant d’autres rapports remarquables mais négligés par un exécutif coupé des réalités et persuadé de détenir la vérité.

A la différence de Nicolas Sarkozy, j’ai lu intégralement le rapport du Médiateur de la République (disponible ici en téléchargement).

C’est le dernier rapport réalisé sous la direction de Jean-Paul Delevoye dont le mandat s’achève et qui vient d’être élu à la présidence d’un zinzin inutile et coûteux : le Conseil Economique et Social. (lire ici une note antérieure d'ANYHOW à ce sujet)

Jean-Paul Delevoye n’est pas un dangereux gauchiste. C’est un UMP bon teint, ancien ministre, mais c’est un honnête homme. Il dresse un constat terrible sur la France.

Ses services sont au contact quotidien des Français déboussolés par une administration mal adaptée, par des règlements brutaux, par une bureaucratie aveugle. La santé (et singulièrement l'hôpital), l’aide sociale, la fiscalité, l’école, la justice, la profusion de lois opaques : tout le système grince. Les constatations faites par Delevoye, à partir de multiples témoignages vécus, devraient faire réfléchir la gauche et la majorité actuelle. Au lieu de cela, les leaders politiques se déchirent dans des luttes d’égos et de pouvoir.

Jean-Paul Delevoye estime dans les premiers mots de son introduction que la société française souffre d’un «burn out». Autrement dit, c’est une société épuisée, à bout de souffle. «La fébrilité du législateur trahit l’illusion de remplacer par la loi le recul des responsabilités individuelles et de la morale. Le maintien sous perfusion de citoyens assistés permet de soulager nos consciences mais pas de résoudre nos problèmes», écrit le Médiateur.

Jean-Paul Delevoye poursuit : «Les débats sont minés par les discours de posture et les causes à défendre noyées parmi les calculs électoraux. Or, les ressorts citoyens sont usés par les comportements politiciens». 

Oui, vous avez bien lu : usés par les comportements politiciens. Pas étonnant, dans ces conditions, que les électeurs qui se déplacent encore vers les urnes choisissent de plus en plus de faire le ménage en votant à l’extrême droite.

Le Médiateur décrit bien la France rapetissée de ce début de millénaire : «Nous ne sommes pas racistes mais réticents à partager avec ceux qui n’ont rien. Nous sommes pour la mixité sociale à condition de ne pas être embêtés ou gênés par nos voisins. Nous sommes pour la gratuité, celle dont on profite et non celle que l’on finance. (...) Les politiques, aujourd’hui, suivent l’opinion plus qu’ils ne la guident, tandis que les opinions, soumises aux émotions plus qu’aux convictions, sont volatiles. Nos sociétés sont régies par trois grands sentiments – les peurs, les espérances, les humiliations – ; les espérances actuelles sont creuses et fragiles tandis que les droites gèrent les peurs, les gauches cultivent les humiliations. Chaque camp pouvant gagner alternativement dans l’euphorie de la victoire d’un jour pour une France qui descendra de division à chaque élection et progressera pas à pas vers les populismes et les extrémismes.»

Jean-Paul Delevoye s’inquiète du déclin de la citoyenneté : «Celui qui paie l’impôt a perdu la dimension citoyenne de l’impôt et, s’il y consent encore, s’estime néanmoins lésé. De même, celui qui bénéficie de la solidarité publique a perdu le sens de cette solidarité et, ne recevant pas assez, se sent humilié.»

Le bilan de notre politique éducative est tout aussi alarmant pour le Médiateur : «L’éducation, en échec aujourd’hui sur l’acquisition des savoirs, l’aptitude au travail et l’éveil à la citoyenneté, interroge notre système administratif global qui échoue sur sa capacité d’inclusion et devient une machine à exclure.»

Je vous laisse le soin, si cela vous intéresse, de lire la suite et l’intégralité du rapport par vous-même.

Je suis très sceptique sur les solutions un peu vagues et grandiloquentes que le Médiateur avance pour résoudre ce «mal français». Cette expression servait de titre au livre clairvoyant écrit en 1976 par Alain Peyrefitte qui fut également visionnaire en 1973 en publiant : «Quand la Chine s’éveillera». Maintenant, la Chine est bien éveillée. Et la France se recroqueville dans un mauvais sommeil traversé par des rêves de grandeur évanouie.

Alain Peyrefitte avait établi le constat de nos déficiences, largement liées à notre histoire et à notre système ultra-centralisé, hérité de l’Ancien Régime. Les hommes de droite ne disent pas que des bêtises. Ce qui leur manque malheureusement, c’est la volonté de corriger les travers de notre vie publique. Et pourtant, ils ont longtemps exercé le pouvoir. Ils l’exercent encore.

Près de 40 ans plus tard, dans une synthèse plus courte, Jean-Paul Delevoye fait un bilan proche de celui d'Alain Peyrefitte. Mais le temps passe. Les décennies d’inaction s’accumulent. Les autres pays ne nous attendent pas pour avancer, de manière décisive, parfois autoritaire. Regardez la Chine, l’Inde ou le Brésil en partie sorti de l’ornière par Lula.

Comment nous relever de ce «burn out», de cet épuisement national ? Je ne vois pas, sur l’échiquier politique français, un entraineur qui donnera à notre pays un élan collectif, une envie de reprendre la course.

mardi 1 février 2011

Fragments du discours de l'information


Liste non exhaustive de 'snippets' dans l’information du 1er février 2011.

Synonymes de ‘snippet’ en anglais : bit, fragment, morsel, part, particle, piece, scrap, snip, stub.

En français : fragment, morceau, bout, débris, échantillon, éclat, extrait, miette, parcelle, passage, portion, rognure.

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  • L’armée égyptienne promet de ne pas tirer sur la foule.
  • Il y a 20 millions d’habitants au Caire, deux fois la population totale de la Tunisie.
  • Environ 300 personnes ont été tuées et 3000 blessées dans les violences de ces derniers jours en Egypte, selon l’ONU.
  • 219 personnes sont mortes et 510 ont été blessées durant les cinq semaines de violences en Tunisie, toujours selon l’ONU.
  • Zine el-Abidine Ben Ali est toujours en villégiature forcée à Djeddah en Arabie Saoudite, en compagnie de son épouse, l’ancienne coiffeuse Leila Trabelsi.
  • Le roi Abdallah II de Jordanie a changé brusquement tout son gouvernement.
  • Le roi du Maroc, Mohamed VI, est rentré dans son pays après un mystérieux séjour éclair dans son château de Betz, dans l’Oise.
  • La réception de la télévision qatarie Al-Jazira reste impossible en Egypte.
  • La réception de France-24 reste possible en Egypte où personne ne regarde cette chaîne toujours codirigée, tant bien que mal, par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent.
  • Bernard Kouchner, que l’on a connu plus disert, n’a fait aucune déclaration d’aucune sorte sur la situation internationale, pourtant mouvante, depuis qu’il a été éjecté du gouvernement français.
  • Jacques Chirac est vieux mais pas malade, nous assure son épouse Bernadette.
  • Les armoires à pharmacie des Français sont plus dangereuses que leurs armoires électriques.
  • 20 millions de Français sont inscrits sur Facebook, affirme le réseau social.
  • 10 millions de Français sont touchés à des degrés divers par la crise du logement, estime la fondation Abbé Pierre.
  • La France adore le handball pendant 48 heures, une fois tous les deux ans.
  • Sophie Favier n’a été candidate aux cantonales à Neuilly que pendant deux jours.
  • Le taux de rémunération du livret A est passé à 2%.
  • Les 400 traders disposant des plus hauts bonus dans les banques françaises ont reçu chacun en moyenne 1,65 million d'euros, chiffres de 2009 révélés il y a quelques jours.
  • Les CRS en colère à Lyon et Marseille ont fait reculer le pouvoir en France.
  • 83 % des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens comme eux, souligne une étude du Cévipof.
  • Carla Bruni proclame être de gauche en Italie, mais pas en France.
  • «Rien à déclarer», ajoute Dany Boon.

lundi 24 janvier 2011

Petite exploration des archives de 'Tunis Afrique Presse'


Le bon côté d’Internet, c’est que rien ne se perd, tout se retrouve. J’ai exploré la mémoire de l’agence de presse «Tunis Afrique Presse» (TAP), l’agence tunisienne qui dispose, de fait, du monopole de diffusion des informations en Tunisie à destination des médias du pays.

J’ai sélectionné à votre intention quelques dépêches datant de la fin du régime de Ben Ali. Vous noterez que la dernière dépêche date du 8 janvier de cette année. Elle porte sur la visite en France du ministre tunisien des Affaires Etrangères reçu par son homologue Michèle Alliot-Marie.

J’ai souligné dans chaque dépêche (que je publie intégralement) les passages qui me semblent les plus significatifs de l’attachement de la France au pouvoir qui était en place en Tunisie jusqu’aux événements récents.

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Le secrétaire général du RCD s'entretient avec l'ambassadeur de France à Tunis

TUNIS, 23 déc 2009 (TAP) - M. Mohamed Ghariani, secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), s'est entretenu, mercredi, au siège de la Maison du Rassemblement à Tunis, avec M. Pierre Menat, ambassadeur de France à Tunis.

La rencontre a porté sur les relations séculaires et privilégiées établies entre la Tunisie et la France et les moyens de les promouvoir et d'impulser la coopération bilatérale et d'en diversifier les domaines, dans le cadre de la ferme volonté politique qui animent les dirigeants des deux pays, le président Zine El Abidine Ben Ali et le président Nicolas Sarkozy au service des intérêts des deux peuples et pays amis.

M. Ghariani a souligné que le Rassemblement, ce parti prestigieux se distingue par une forte présence dans la société tunisienne ainsi que par son interaction positive avec les mutations de l'époque et son adhésion aux valeurs de modernité et d'ouverture.

Le secrétaire général du Rassemblement a mis l'accent, dans ce contexte, sur le progrès enregistré dans le pays ainsi que sur son image rayonnante à la faveur du projet civilisationnel avant-gardiste initié par le président Ben Ali qui a jeté les fondements d'une société évoluée et stable en parfaite symbiose avec les nouvelles formes de démocratie et de pluralisme et attachée à son identité nationale.

Pour sa part, l'ambassadeur français a exprimé son admiration pour le modèle réussi de développement en Tunisie, grâce au processus réformateur soutenu, initié par le président Ben Ali, réaffirmant la volonté de son pays de consolider la coopération avec la Tunisie et d'appuyer son statut avancé dans ses relations avec l'Union Européenne.

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Le ministre par intérim, chargé de la Communication, reçoit le ministre français de la culture et de la communication

TUNIS, 29 déc 2009 (TAP) - "Ma visite en Tunisie est porteuse d'un message de confiance et d'amitié du Président français Nicolas Sarkozy, à la Tunisie", a affirmé M. Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture et de la Communication, actuellement en visite officielle en Tunisie.

M. Mitterrand qui s'exprimait mardi à Tunis, à l'issue d'un entretien avec M. Oussama Romdhani, ministre par intérim, chargé de la Communication et des relations avec la Chambre des députés et la Chambre des conseillers, a ajouté que cette visite revêt une dimension "affective et d'amitié chaleureuse" et ne manquera pas de conforter une fois de plus la qualité des relations entre les sphères politique et culturelle des deux pays.

"Il y a un désir très fort et très solennel, concrétisé par la présence d'un ami de la Tunisie, en l'occurrence moi-même, de réaffirmer très fortement le caractère intangible et fondamentalement harmonieux entre les deux pays", a soutenu le ministre français qui s'est déclaré "très honoré d'être citoyen tunisien grâce à la volonté du président Zine El Abidine Ben Ali, et ce autant que citoyen français".

Par ailleurs, le ministre français a souligné que cette visite a pour objectif d'examiner avec les responsables tunisiens les différents volets de la coopération tuniso-française et en particulier dans les domaines de la Culture et de la Communication et les moyens de les renforcer.

La rencontre a permis de passer en revue l'évolution que connaît le paysage médiatique dans les deux pays et à travers le monde.

M. Romdhani a, à cette occasion, mis en exergue les défis que la Tunisie s'emploie à relever dans ce domaine, notamment, la promotion du secteur de l'information, conformément aux objectifs fixés dans le programme du président Ben Ali pour le prochain quinquennat.

La rencontre a, en outre, offert l'occasion d'étudier les moyens de renforcer la coopération bilatérale notamment dans les domaines de la formation, de la transmission audiovisuelle et de l'échange de journalistes.

Les deux ministres ont discuté d'actions communes en matière de formation de journalistes et de coopération dans le domaine du patrimoine et des archives de l'histoire tunisienne et de permettre à la Tunisie de récupérer les composantes de sa mémoire audiovisuelle auprès des institutions françaises concernées.

L'entretien s'est déroulé en présence de M. Pierre Ménat, ambassadeur de France à Tunis



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Les activités du Président Zine El Abidine Ben Ali - 14 mai 2010

Tunisie/Syrie: Le Chef de l'Etat reçoit M. Mohamed Neji El-Otri, président du Conseil des ministres de la République arabe syrienne. L'entretien porte notamment sur les perspectives de coopération entre la Tunisie et la Syrie, à la lumière des résultats de la haute commission mixte tuniso-syrienne.

Agriculture biologique / Distinctions: Le président de la république honore un investisseur en agriculture biologique dans le gouvernorat de La Manouba, en le décorant des insignes d'officier de l'ordre de la République et en lui décernant le grand prix du Président de la République pour la promotion des activités agricoles dans le domaine de l'agriculture biologique, en considération pour l'œuvre qu'il entreprend pour la promotion de l'agriculture biologique et la commercialisation de ses produits, sous label autonome tunisien entièrement destiné à l'exportation, lui valant plusieurs distinctions mondiales.

Tunisie / France: Entretien téléphonique entre le Président Zine El Abidine Ben Ali et le Président français Nicolas Sarkozy. Les deux chefs d'Etat discutent de l'évolution des relations bilatérales et des perspectives de leur consolidation et de l'intensification de la coopération bilatérale, afin d'aller de l'avant sur la voie du partenariat entre les deux pays et de hisser la coopération tuniso-française aux plus hauts niveaux.

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Ouverture officielle des premières journées audiovisuelles de Tunis

TUNIS, 26 oct 2010 (TAP) - Les premières journées audiovisuelles de Tunis se sont ouvertes officiellement, mardi, par MM. Abderraouf El Basti, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine et Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture et de la Communication, en présence de l'ambassadeur de France à Tunis, Pierre Ménat, de plusieurs responsables de chaînes tunisiennes et françaises, ainsi que d'une pléiade de professionnels de l'audiovisuel, d'artistes, d'hommes de culture et de communication.

Dans son intervention, M. El Basti a souligné que la révolution numérique sans précédent impose aujourd'hui de nouvelles règles et génère de grands défis et des enjeux considérables qui consistent à préserver la diversité culturelle et à favoriser le dialogue des cultures dans un monde où une profusion d'images et de sons véhicule toutes sortes de messages stéréotypés.

Dans le but de rapprocher les hommes, les valeurs, et les cultures, afin de mieux se comprendre et à dépasser les préjugés et les jugements hâtifs, il a rappelé que la Tunisie s'est engagée depuis plus de deux décennies sur une voie de réformes graduelles qui ont permis de diversifier l'offre nationale dans le secteur audiovisuel par la création de nouvelles chaînes publiques et privées, généralistes et thématiques et d'intégrer les nouveaux réseaux numériques et le Web.

Dans cet élan de diversification et d'ouverture, a-t-il enchaîné, cette rencontre est de nature à permettre de dépassionner des débats qui furent souvent assez tendus par le passé en dissipant un certain nombre de malentendus et en oeuvrant pour une représentation plus objective et plus équilibrée des réalités tunisiennes sur les écrans français.

En effet, cette rencontre tire son importance des possibilités qui s'offrent pour ouvrir de nouvelles perspectives de coopération tant au niveau bilatéral qu'à celui de la Méditerranée en vue d'améliorer la circulation des oeuvres entre la Tunisie et la France et entre les deux rives de la Méditerranée.

Il s'agit aussi d'oeuvrer en vue de faire connaître le dynamisme de la création cinématographique et audiovisuelle tunisienne en France et mieux soutenir la production cinématographique nationale par des mécanismes à inventer et qui permettent une meilleure application de l'accord-cadre de co-production.

Prenant la parole, M. Frédéric Mitterrand a tenu à introduire son allocution par un poème de Chebbi, "cet homme, dit-il, qui incarne l'âme d'un pays que j'aime et que nous aimons tous, pour dire, à travers ce symbole, que les rêves des jeunes en cette année internationale de la jeunesse, sont au coeur même de ces journées".

Se présentant pour la première fois devant un si large public depuis sa nomination en tant que ministre, il a mis en exergue "l'attachement et la grande amitié qu'il attache à la Tunisie où se tient cette rencontre unique en son genre pour les deux pays".

Dans ce sens, a-t-il ajouté, ces rencontres sont une réelle opportunité devant le développement des échanges audiovisuels.

Il s'est, dans ce contexte, félicité de la signature d'une convention entre la Télévision tunisienne et l'Institut national de l'audiovisuel (INA) portant sur la remise d'une copie du fonds numérisé, symbole de la mémoire commune.

Par ailleurs, le ministre français a mis l'accent sur l'importance de la circulation des programmes entre les deux pays, en vue de mieux faire connaître la Tunisie, la richesse de la création et la diversité de la culture tunisienne sur les écrans français.

Cela dit, pour mieux appréhender l'essentiel des enjeux et le dialogue, la Méditerranée reste au coeur de nos préoccupations, a-t-il ajouté, espérant voir naître "le rêve d'un audiovisuel méditerranéen pour rapprocher davantage les deux rives de notre mer commune".

Il est à rappeler que ces journées sont organisées du 25 au 27 octobre par l'ambassade de France en Tunisie, en marge des journées cinématographiques de Carthage (JCC 2010) et en collaboration avec le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine et le ministère de la Communication.




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Le ministre des affaires étrangères en visite de travail en France

PARIS, 08 jan 2011 (TAP)- M. Kamel Morjane, ministre des affaires étrangères, a effectué vendredi, une visite de travail en France au cours de laquelle il a été reçu au Quai d'Orsay à Paris par Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes.

Cette visite, qui s'est déroulée dans une atmosphère chaleureuse et amicale, a permis de souligner l'excellence des relations d'amitié et de coopération entre les deux pays, lesquelles relations ont connu ces dernières années un saut qualitatif, tant sur le plan politique, qu'économique et social, conformément à la volonté des Présidents Zine El Abidine Ben Ali et Nicolas Sarkozy.

Au cours de leur entretien, les deux ministres ont convenu de renforcer les concertations périodiques entre hauts responsables des deux pays.

Sur le plan bilatéral, M. Morjane, s'est félicité du renforcement de la contribution française aux efforts de développement de la Tunisie, et proposé d'insuffler une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale dans tous les domaines. A cet égard, les deux ministres ont évoqué les voies d'une mise en œuvre plus efficiente de l'accord bilatéral en matière de gestion concertée de la migration et du développement solidaire.

Mme Alliot-Marie a exprimé, à ce sujet, sa confiance dans les choix et le modèle de développement de la Tunisie.

L'entretien a également permis de procéder à un large échange de vues sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun, notamment l'évolution des relations de la Tunisie avec l'Union Européenne, les relations Euro-Méditerranéennes, le Moyen-Orient, l'Afrique ainsi que la coopération triangulaire au profit des pays africains.



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Je ne fais pas de commentaires. Vous les ferez vous-même.