dimanche 11 mars 2012
Dans l'autobus, scènes de la France multicolore
vendredi 5 novembre 2010
L'Education Nationale retrouve plus de 20.000 employés cachés !

Pas facile de compter les poils du mammouth !
On sait que l’Education Nationale emploie un peu moins d’un million de personnes (primaire et secondaire, public et privé). Dans ces « emplois équivalent temps plein travaillé » (–ETPT- dans le jargon ministériel), les enseignants représentent en gros 850.000 postes.
Pour préparer son budget 2011, l’Education Nationale vient de recompter ses effectifs, comme on faisait jadis l’appel au début de la classe.
Et miracle ! Le ministère se retrouve avec 20.359 employés en trop ! On ne sait pas où ils se cachaient, ces ETPT. Mais ils existent bien.
Tout ça, c’est très embêtant car, dans le cadre de la réduction des effectifs de le fonction publique (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite), l’Education Nationale doit en 2011 impérativement supprimer 15.760 emplois.
Même si on le fait, les effectifs augmenteront mécaniquement avec la réapparition miraculeuse de ces 20.359 ETPT jusqu’ici fantômes.
On passera de 963.616 emplois cette année à 968.194 en 2011. Les effectifs ne seront donc pas en baisse mais en progression.
Les syndicats de l’Education Nationale qui se plaignent toujours de la suppression de postes vont devoir trouver un autre slogan, une autre thématique.
mercredi 7 janvier 2009
Ma redevance en action
Face au micro de la radio publique, ils sont quatre, tous des garçons, à débiter avec aisance la propagande pré-mâchée du groupuscule qu’ils proclament « syndicat lycéen ». Dans cette logorrhée adolescente, il est facile de repérer la copie conforme de l’argumentaire bétonné des syndicats d’enseignants : rejet de l’hydre « libérale », indignation face à la réduction des postes (en réalité infinitésimale), dramatisation de la prétendue destruction du service public de l’éducation par Xavier Darcos. On connaît ces sornettes. Les syndicats de profs nous les servent à toutes les sauces.
Les quatre lycéens, à la table derrière moi, ont été dressés pour réchauffer le même ragoût. Ils s’en délectent. La journaliste de « France-Culture » enregistre sans broncher avec son micro la parole lycéenne. Pas la moindre objection ne viendra d’elle, même quand les gamins surchauffés profèreront d’évidentes énormités.
L’enregistrement se termine. Tout le monde est content. La dame de « France-Culture » a de quoi faire avec ce qu’elle a capté dans sa boîte à sons. Les lycéens s’enhardissent : « Et à quelle heure ça passe ? » La journaliste de la radio publique les informe que c’est pour après-demain matin. « Ça ne passe qu’une seule fois ? Parce que moi, l’autre jour sur ‘France-Infos’ je suis passé en boucle toute la journée ! » Un autre ajoute, non sans fierté : « Moi, j’ai fait TF1 avant les vacances, c’était trop cool ! ».
Tout ce petit monde se sépare. La journaliste de « France-Culture » règle les consommations. Et le meilleur est pour la fin lorsque, rangeant son micro, la même journaliste de « France-Culture » salue les quatre lycéens en leur disant : « Bon combat ! »
Oui : « bon combat ! », c’est bien ce que j’ai entendu ! Une journaliste de la radio publique (que je paie avec ma redevance) prenant fait et cause pour le « combat » des lycéens. Et on viendra me dire que les médias audio-visuels sont à la botte du pouvoir sarkozyste !