"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')
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samedi 15 octobre 2011

Audrey Pulvar se rebiffe

Oui, Audrey Pulvar se rebiffe. Elle n’a pas apprécié ce que j’ai écrit ici sur sa carrière et sur sa relation politico-journalistique avec Arnaud Montebourg. Elle est sans doute piquée au vif.


Retrouvez ici mes articles : 



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Voici ce qu’Audrey Pulvar m’écrit ce soir sur Twitter :

«qd vs aurez fait le 1/4 de ce que j'ai abattu comme taf -y compris de terrain- depuis 20 ans, on en reparlera.»

Je lui ai d’abord répondu : «on peut en reparler».

Puis, dans un deuxième message, je lui ai écrit ceci : «votre sûre arrogance est votre meilleur atout. Surtout, conservez-la. C'est votre marque de fabrique.»

Non sans humour, au bout d'une heure, elle m'a répondu ceci : "Totalement assumée. Mais je suis à bonne école en lisant vos tweets. Confraternellement. Audrey PULVAR."

vendredi 14 octobre 2011

Politiques et journalistes : collusion sur l'oreiller

Ainsi donc, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ne trouve rien d’anormal dans le comportement d’Audrey Pulvar, compagne du socialiste Arnaud Montebourg.

Audrey Pulvar est payée doublement par la redevance qui finance le service public de la radio-télévision en France.

Elle anime tous les matins la session d’information de 6h à 7h sur France-Inter (lire ici tout le bien que je pense de son immense talent) et elle intervient tous les samedis soirs dans l’émission de Laurent Ruquier sur France 2, autre chaine publique.

Audrey Pulvar, dimanche dernier, est apparue publiquement aux côtés d’Arnaud Montebourg qui célébrait son excellent score dans le premier tour de la primaire socialiste. Audrey Pulvar était enthousiaste, comme tous les militants qui acclamaient le député de Saône et Loire. On a bu du champagne, c’était la fête !

Le CSA estime néanmoins qu’Audrey Pulvar n’est pas une militante. Audrey Pulvar a été reçue, à sa demande, par le CSA. Michel Boyon, président de cette instance, a déclaré ensuite : «Mme Pulvar n'étant pas, à ma connaissance, membre d'un parti politique, son temps de parole ne sera pas décompté».

Immense lâcheté du CSA qui sent le vent tourner à gauche !

Audrey Pulvar continuera donc de travailler pour la matinale de France-Inter mais avec une contrainte majeure : elle n’abordera plus les sujets de politique intérieure.

Absurdité totale, hypocrisie absolue : faire une heure quotidienne de radio sur une antenne nationale en pleine campagne électorale sans parler de politique intérieure ! C’est complètement ridicule et cela, au passage, affaiblit gravement la crédibilité de France-Inter sur cette tranche horaire.

Audrey Pulvar continuera aussi d’intervenir dans l’émission de Laurent Ruquier sur France 2 le samedi soir. Cette émission ne dépend pas de la direction de l’information de la chaine publique. Elle est sous le contrôle de la direction des programmes. Mais c’est une émission qui invite des personnalités politiques, au moins jusqu’en janvier prochain, date à laquelle les politiques seront indésirables.

En attendant, ils continuent de défiler dans le studio de Laurent Ruquier et ils sont interrogés, entre autres, par Audrey Pulvar. Le mois dernier, c’est avec une rare virulence qu’elle a ainsi passé sur le gril Ségolène Royal, invitée de l’émission. A ce moment-là, Ségolène Royal était en concurrence avec Arnaud Montebourg, compagnon d’Audrey Pulvar. Le conflit d’intérêt est manifeste et scandaleux.

On peut en dire presqu’autant de Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande. Valérie Trierweiler est une journaliste de la chaine Direct 8, chaine privée (c’est important) et beaucoup plus confidentielle que France-Inter et France 2. Valérie Trieweiler est plus discrète et ne se montre pas en public dans les meetings avec le député de la Corrèze.

Mais le problème est comparable à celui soulevé par Audrey Pulvar, d’autant que Valérie Trieweiler participe régulièrement aux séances de travail avec les conseillers de son compagnon.

Ce type de collusion politico-journalistique n’est hélas pas nouveau.

Le sommet de l’indécence avait été atteint lorsque que Christine Ockrent était la numéro deux de l’Audiovisuel Extérieur (France 24, RFI, etc) alors que son époux, Bernard Kouchner, occupait le poste de ministre des Affaires Etrangères. Situation inimaginable dans aucun autre pays dit «développé». Culot et outrecuidance.

Anne Sinclair, en devenant la compagne de Dominique Strauss-Kahn, avait eu l’élégance d’abandonner la présentation de l’émission dont elle était une immense vedette : 7/7 sur TF1.

Béatrice Schönberg avait quitté le 20h de France 2, dès lors qu’elle est devenue l’amie intime puis l’épouse de Jean-Louis Borloo. Béatrice Schönberg est maintenant cantonnée à la présentation d’émissions de société sur la même chaine.

On objectera peut-être qu’Etienne Mougeotte, directeur de la rédaction du Figaro, est clairement un soutien de Nicolas Sarkozy. Mais ils ne partagent pas des confidences sur l’oreiller. Et Etienne Mougeotte n’a jamais caché ses opinions. Il dirige un journal (entreprise privée) qui s’assume clairement à droite.

Etienne Mougeotte n’est pas payé par la redevance. Par ma redevance. C’est toute la différence. 

samedi 18 juin 2011

L'imposture Audrey Pulvar

L’irrésistible ascension d’Audrey Pulvar est fascinante. Tant d'assurance servie par si peu de talent. 
 
Native de la Martinique il y a 39 ans, son père était le secrétaire général et fondateur du «Parti indépendantiste martiniquais». Par chance pour sa fille, la Martinique n’est pas devenue indépendante.

En quittant les Antilles, Audrey a fait quelques études (DEUG de sciences-éco à Rouen) qui s’achèvent à l’ESJ, l’école de journalisme sise à Paris, moins exigeante et infiniment moins regardante que l’ESJ de Lille, référence de la profession. Il ne faut pas tout confondre.

Audrey, à peine diplômée de cette école de seconde zone, est rentrée outre-mer pour devenir présentatrice de la chaine locale «Antilles Télévision», jusqu’à ce que LCI à Paris fasse appel à elle. Jean-Claude Dassier, à l’époque patron de LCI, avait l’œil. C’est lui qui l’engagea. Ensuite, Audrey enchaîna les emplois de présentatrice de France 3 (Marseille puis national) jusqu’à I>Télé.

En résumé, Audrey Pulvar est une femme-tronc, une présentatrice agréable à regarder qui lit bien son prompteur. Aucun exercice de terrain, aucun reportage à son actif. Journalistiquement, Audrey Pulvar n’a aucune expérience, en dehors de la réécriture des dépêches de l’AFP.

Très vite, elle manifeste néanmoins beaucoup d’opinions bien ancrées, sans soute nourries par les nombreux dîners en ville que procure la notoriété télévisuelle. 

C’est aussi elle qui est au premier plan, en 2002, pour s’opposer à la suppression de la publicité sur la télé publique voulue par Nicolas Sarkozy.

Je ne veux même pas évoquer son compagnonnage avec Arnaud Montebourg. Ce n’est pas le sujet.

J’ai écouté régulièrement Audrey Pulvar sur France-Inter ces derniers mois. Elle «anime» la tranche 6h-7h de la radio publique. J’ai rarement entendu autant d’inanité à l’aube sur une radio nationale. Forte envie de se recoucher. Je l’ai entendue aussi faire des interviews assez vaseuses. 

Et puis, à cause de sa liaison avec Montebourg, Radio-France lui a retiré l’interview (motif : conflit d’intérêt politique) en lui donnant en échange un créneau éditorial à 8 h 37. Audrey nous produit chaque jour une chronique d’une pauvreté intellectuelle confondante, un condensé de politiquement correct et d’écriture plate et insipide, le tout servi par un ton monocorde et péremptoire.

C’est donc Audrey Pulvar que Laurent Ruquier a choisie pour faire le guignol le samedi soir sur France 2, avec une journaliste du "Figaro", à la place de Zemmour et Nolleau.

Je n’aimais pas beaucoup le duo masculin évincé. Mais je peux prédire qu’avec Audrey Pulvar, on ne va pas rigoler. Elle a le style de la maîtresse d’école qui connaît à peine ses leçons mais qui les assène avec l’autorité de celle qui prétend incarner avec ostentation son personnage emblématique, celui de la femme issue de la "diversité" qui a réussi à se faire entendre. 

Il y a quelque chose de Rama Yade chez Audrey Pulvar. C’est vous dire.