"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')
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lundi 21 janvier 2013

Le mariage pour tous ? Non, pour personne !


Quelle drôle d'époque ! Des catholiques défilent pour s'opposer au mariage tandis que des homosexuels font la même chose pour le réclamer. On se bat pour ou contre le mariage, pas forcément dans les camps prévisibles.

Certes, il s'agit aujourd'hui du mariage dit «pour tous» qui serait étendu aux personnes du même sexe. Mais on s'invective toujours à propos d'un contrat civil, déclinaison païenne et surannée d'un sacrement religieux.

Le mariage est en déclin constant : 241.000 mariages (en 2012), moitié moins qu'à la Libération en 1945. Dans le même temps, le PACS (qui attire très majoritairement des hétérosexuels) est l'union désormais favorisée par environ 200.000 couples chaque année.

Si vous voyez passer deux cortèges nuptiaux dans une journée, n'oubliez pas que l'un des deux roule inexorablement vers le divorce. On prononce 130.000 divorces par an en France. Ce qui a tout changé, c'est la longévité. Le mariage était une expérience acceptable au 19ème siècle quand l'espérance de vie oscillait autour de 40 ans. Aujourd'hui, c'est environ 80 ans. Quarante années supplémentaires de vie commune, cela devient souvent (mais pas toujours) une épreuve, une promesse qu'on ne peut tenir indéfiniment.
Les défenseurs du mariage hétérosexuel affirment que celui-ci est le pilier de la famille. C'est de moins en moins vrai : 55% des enfants français naissent hors mariage et 3 millions d'enfants sont élevés dans des familles monoparentales, surtout par des mères seules. Mariage et procréation ne sont plus liés comme par le passé. D'ailleurs, on se marie de plus en plus tard (autour de 30 ans) et nombre de mariages unissent des personnes qui ne sont plus en âge d'avoir des enfants ou qui n'en veulent surtout pas.

D'où vient d'ailleurs cette manie de faire des enfants ? En 1950, la Terre comptait 2,5 milliards d'habitants. Nous sommes désormais 7 milliards et nous serons 9 milliards en 2050. Il n'est sans doute pas nécessaire d'en ajouter outre mesure, au moyen d'éprouvettes et fécondations forcées. Cette remarque vaut autant pour les hétérosexuels que pour les autres.

Les opposants au «mariage pour tous» soutiennent aussi que les enfants seront perturbés et déstabilisés par une combinaison différente de «un papa+une maman». Rien ne le prouve. Actuellement en France, environ 30.000 enfants sont élevés par des couples homosexuels. A-t-on jamais signalé le moindre incident concernant ces enfants ? En revanche, près de 100.000 enfants souffrent de maltraitance grave. Ils vivent dans des familles «papa+maman». En moyenne en France chaque jour, deux enfants élevés par des couples hétérosexuels meurent des suites de maltraitance. Ce chiffre est en augmentation constante et alarmante. Ah la famille, ce n'est plus ce que c'était...

Que dire aussi, pour la stabilité psychologique des enfants, de ces familles décomposées, recomposées, éparses et fluctuantes ? Ces tribus sans frontière se constituent au grès des mariages, divorces et concubinages successifs. Est-ce plus sécurisant qu'un couple stable, fût-il «papa+papa» ou «maman+maman» ?

Malgré la capilotade du mariage, les homosexuels veulent à tout prix installer leur petite cabane dans ce champ de ruines. «Mêmes droits pour tous !» proclament-ils en exigeant ainsi de se glisser dans un système à bout de souffle.

Souvenez-vous : le mariage n'a jamais été une revendication fondamentale des homosexuels. Il n'y a pas si longtemps encore, ils avaient d'autres priorités.

Pendant l'été 1969, les jeunes homosexuels du bar «Stonewall» de Christopher Street, harcelés et molestés par la police de New York, déclenchent des émeutes pendant 5 jours. Ils ne réclament pas le mariage, juste le droit d'exister sans être ostracisés.

En France, la Révolution puis Napoléon dépénalisent l'homosexualité. Mais en 1942, le régime de Pétain revient totalement en arrière sur ce point. A la Libération, le code pénal reste à l'heure de Vichy. Il faut attendre François Mitterrand et son ministre Robert Badinter pour que l'homosexualité, en 1982, soit à nouveau sortie de la liste des crimes et délits. Quelques années plus tard, en 1985, l'Organisation Mondiale de la Santé retire enfin l'homosexualité du répertoires des maladies mentales. A cette époque, les homosexuels français ne réclament pas le mariage, ils veulent juste être considérés comme des personnes à part entière.

Il y eut ensuite le PACS, enfanté dans la douleur parlementaire mais désormais banalisé et plébiscité, surtout par les hétéros. Et voici qui surgit cette revendication, somme toute incongrue, du mariage «pour tous», reprise par un candidat socialiste qui, lui, ne s'est jamais marié. Elu, François Hollande, continue de défendre mollement cette proposition. Les homosexuels ne veulent d'ailleurs pas une formule au rabais. Ils exigent le mariage intégral: adoption, filiation, procréation assistée. La totale. Tant qu'à faire...

Ils veulent être «comme les autres» pour que leur différence (qu'ils revendiquent pourtant) soient noyée dans la masse. Ils veulent une cérémonie officielle à la mairie et un de ces banquets où les hétérosexuels dépensent 12.000 € (prix moyen d'une fête de mariage en France). Ils veulent ensuite vivre «pour le meilleur et pour le pire» dans l'intimité de leur deux-pièces-cuisine meublé chez Ikéa. Les homosexuels veulent une existence conforme à celle de leurs parents.

Il me semblait au contraire que l'homosexualité, dès lors qu'elle n'est plus illégale et sujet de discrimination, était une chance de vivre autrement, sans s'engouffrer dans la rigidité routinière du sacro-saint «mariage». Oui, une chance de sortir des stéréotypes, du foyer immuable. Je croyais que l'homosexualité était un privilège, un gage de liberté, une occasion de créer des rapports différents, pas moulés dans les conventions établies par les hétérosexuels au fil des siècles. Il m'apparaissait même que le principal avantage de l'homosexualité, c'est qu'on n'avait pas à se marier ni à s'encombrer d'enfants. Je me trompais sans doute.

Certes, il faut que les droits soient identiques, quelle que soit l'orientation sexuelle. Mais un mariage ? Pourquoi faire ? Uniquement pour le conformisme et les cérémonies désuètes ?

Cela n'intéressera de toutes façons qu'une minorité d'homosexuels. En France, chaque année, le PACS entre personnes du même sexe concerne environ 10.000 couples. Il n'est pas certain qu'il y ait autant d'engouement pour le mariage. En Espagne ou aux Pays-Bas où le mariage est ouvert aux homosexuels, on enregistre environ 3000 unions de ce type par an (pour une population de 46 et 17 millions d'habitants, respectivement).

En résumé, au nom de l'égalité d'une part ou pour défendre la famille traditionnelle d'autre part, on s'étripe sur une mesure qui n'intéresse qu'une minorité dans une minorité, quelques milliers de personnes.

Tout cela est ridicule. Si on cherche l'égalité, je formule ici une proposition simple et concrète : l'abolition du mariage. Abolition pour tous, mariage pour personne. Les mariages déjà contractés restent valides. Mais, désormais, la République n'enregistre plus aucun mariage. Elle laisse ça aux religions, si jalouses de leurs rites, de leurs prérogatives et de leurs préjugés. Les religions restent libres de fixer leurs critères, même les plus absurdes.

La République valide une seule forme d'union civile pour tous, sans distinction d'orientation sexuelle, offrant des droits et des devoirs exactement identiques. Une union qui ne prétend pas être un CDI. Il faut être réaliste : la vie est de plus en plus longue et les couples ont presque tous une date de péremption. C'est un contrat sérieux et légal mais on peut s'en défaire facilement, sans drame.

Appelons ça comme on veut. Mais, par pitié, arrêtons les mariages.  

vendredi 28 janvier 2011

Non au mariage homosexuel (et hétérosexuel)


Pourquoi donc les homosexuels s’obstinent-ils à vouloir se marier devant Monsieur le Maire ?

La question a été une nouvelle fois repoussée par le Conseil Constitutionnel. Les neuf Sages qui viennent d’être consultés considèrent que l’interdiction du mariage homosexuel est conforme à la Constitution française. Le Conseil Constitutionnel s'en remet aux politiques et renvoie au Parlement la responsabilité de décider d'un éventuel changement dans la législation (article 75 -dernier alinéa- et article 144 du Code Civil).

Je pense que les Sages seraient encore plus sages s’ils rejetaient les deux formes de mariage, hétéro ou homo.

Oui, c’est tout simple : en finir avec le mariage, institution obsolète et en déclin.

Les chiffres de l’INSEE le confirment chaque année : 256.000 mariages (forcément hétérosexuels) en 2009 –dernière statistique disponible- en baisse de 3,5% par rapport à l’année précédente. On célèbre en France deux fois moins de mariages que dans les années 70. En outre, un mariage sur trois débouche sur un divorce, un sur deux dans les zones urbaines.

Alors pourquoi les homosexuels veulent-ils à tout prix se couler dans ce moule ébréché ?

Le PACS, formule alternative adoptée dans la douleur, est un système qui fonctionne désormais très bien : le nombre de ‘pactes civils de solidarité’ célébrés en 2009 a augmenté en un an de 20% avec 175 000 conventions signées.

Il est probable que bientôt les courbes vont se rejoindre et que les Pacsés supplanteront les mariés.

On va me rétorquer que les deux formes d’union ne confèrent pas les mêmes droits. Il est toujours possible d’améliorer les choses, mais la législation actuelle du PACS ne gêne pas les hétérosexuels qui représentent plus de 90% des Pacsés. C’est un plébiscite qui devrait faire réfléchir les homosexuels.

L’homosexualité a été dépénalisée en France le 27 juillet 1982. Sur proposition du ministre de la Justice, Robert Badinter, l'Assemblé Nationale a voté l'abrogation de l'article 332-1 du Code Pénal. Depuis cette date, l'homosexualité n'est plus considérée comme un délit. C’était la moindre des choses, l’essentiel.

Mais, après avoir enfin obtenu cette victoire, pourquoi les homosexuels veulent-ils absolument singer les hétérosexuels avec une cérémonie à la Mairie, sous le buste de Marianne ?

Principe d’égalité ? J’y vois plutôt une forme navrante de conformisme. Le mariage est devenu ringard. Son agonie a commencé.

Dans «le Deuxième sexe», Simone de Beauvoir écrivait : «Ce ne sont pas les individus qui sont responsables de l’échec du mariage : c’est l’institution elle-même qui est originellement pervertie




lundi 27 septembre 2010

Dans l'affaire Bettencourt, ne cherchez pas les femmes.


Dans l’affaire Bettencourt, oubliez les femmes. Cherchez les hommes.

Liliane Bettencourt a été très divertie par François-Marie Banier. Cet homme est très drôle. Mais la clé de l’histoire n’a jamais été révélée : François-Marie Banier a beaucoup fait rire Liliane mais il davantage réjoui André Bettencourt.

Le tabou de l'homosexualité de François-Marie Banier et du lien qu'il entretenait avec André Bettencourt, l'époux de Lilianne, n'est que très rarement mentionné dans les nombreux articles de presse qui parlent du sujet.

L'histoire aurait pu se résumer d'une manière simple : une veuve, milliardaire, lègue une grosse partie de sa fortune à un ami (ou à son amant) et sa fille, héritière naturelle, fait tout ce qui est possible pour démontrer que sa mère n'a plus tous ses moyens et est manipulée par un gigolo.

L'histoire aurait même pu être un peu plus sophistiquée si la fille avait essayé de prouver que son concurrent testamentaire faisait chanter sa mère. Dans le rôle de la veuve, Liliane Bettencourt, dans celui de l'ami, François-Marie Banier et dans celui de la fille, Françoise Meyers-Bettencourt.

Pourtant, une version est plutôt occultée et fait parler les journalistes en off, sans qu'aucun ne ponde de papier là-dessus, de peur de faire de la "mauvaise publicité" à l'homosexualité.

Un journaliste de la rédaction du Point disait néanmoins : "c'est très délicat de tisser des liens officiels entre argent, pouvoir, réseau et homosexualité. On risque gros en terme d'image car les associations vont nous tomber dessus, et en terme judiciaire, car dire qu'un mort connu comme hétéro était homo, c'est s'attirer les foudres de la famille qui iront porter plainte à coup sûr".

En effet, l'autre version de l'affaire Bettencourt, c'est que François-Marie Banier ne soit pas tant que ça lié à Liliane Bettencourt, bien qu'un peu quand même, le temps les rapprochant, mais l'ait été beaucoup plus à André Bettencourt, dont il fut l'amant pendant de longues années. Liliane le savait, comme le tout Paris, et l'acceptait. Ça valait bien quelques milliards, non ?

Du coup, André Bettencourt qui avait fait accepter à Liliane son homosexualité et ne lui avait pas caché son amant, François-Marie Banier, avait aussi souhaité que ce dernier soit l'un des principaux héritiers de la fortune qu'il avait construite avec le groupe L'Oréal. Et c'est naturellement un choix qu'a respecté Liliane, qui se faisait aussi "divertir" (selon ses mots) par l'ex-amant de son mari.

Le problème, c'est que ou sa fille n'était pas au courant, et l'a un peu mauvaise… ou bien sa fille jouant sur la non-officialité de la relation entre son père et cet homme tente de décrédibiliser la donation avoisinant le milliard d'euros qui lui échappe en partant vers les comptes bancaires de M. Banier.

Si les choses avaient été dites aussi simplement, nous n'en serions pas où nous en sommes.

samedi 21 août 2010

Kévin, si tu es gay, c'est pas gagné !


Les homosexuels gagnent 6,5% de moins par rapport à leurs collègues hétérosexuels, selon une étude de deux économistes publiée par Libération. Le fossé se creuse avec les diplômes et l'âge des salariés.

Cet écart a été constaté dans des entreprises de même taille. «Après avoir écarté tous les biais qui auraient pu fausser les résultats, nous arrivons à un écart de rémunération que l'on dit inexpliqué», explique Thierry Laurent, co-auteur de l'étude avec Fehrat Mihoubi.

Seuls les hommes sont concernés par cette discrimination. Les lesbiennes ne subissent apparemment aucune perte de salaire «inexpliquée».

Cette discrimination ne touche pas tous les gays avec la même force. Les moins diplômés et les pls jeunes sont les moins discriminés, alors que l'écart va grandissant avec les diplômes et l'expérience. En proportion de la «visibilité» de l'employé au sein de l'entreprise, analysent les deux économistes. Les jeunes fonctionnaires sont les plus à l'abri, étant peu «visibles» car recrutés sur concours.

Les résultats de l'étude se rapprochent des écarts de salaires observés à l'étranger, mais il faut y ajouter la «prime de mariage» observée en France. Un homme marié gagnera en effet en moyenne 4% de plus qu'un célibataire. Les homosexuels ne pouvant avoir accès au mariage, ils sont doublement pénalisés. Aux États-Unis, selon une étude parue en octobre 2007 et basé sur l'étude de 91.000 cas, un salarié gay gagne en moyenne 23% de moins qu'un homologue hétérosexuel et marié.

Pour compliquer les choses, le quotidien Le Parisien publie parallèlement une enquête sur les prénoms anglo-saxons donnés, dans les milieux populaires, aux enfants nés dans les années 80-90. Il s’agit de ces Kévin, Dylan, Brandon, Shirley, Sandy... Ces prénoms étaient inspirés par les personnages des feuilletons américains de l’époque : Dynastie, Santa Barbara, Beverly Hills 90210, etc. En 1991, Kévin est le prénom masculin le plus donné en France.

Les spécialistes notent qu’à l’école, un élève prénommé Kévin aura toujours une moins bonne note qu’un autre élève prénommé Arthur ou François. A l’embauche, ces prénoms ploucs, très connotés, sont un vrai fardeau sur un CV.

Maintenant imaginons le pire : un jeune homme qui se prénomme Kévin et qui, par ailleurs, est homosexuel... Pas facile.

Good luck, Kévin !