"Ce qui barre la route fait faire du chemin" (Jean de La Bruyère - 'Les Caractères')
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vendredi 18 février 2011

Le secret du buzz : ambassadeur, maillot de bain, Tunisie, Alliot-Marie, de Gaulle, Bettencourt, etc.


Comment fonctionne le ‘buzz’ sur Internet ?

J’avoue que je suis intrigué en consultant les compteurs de ce petit blog à l’audience confidentielle, suivi par quelques milliers de lecteurs en France et dans le monde.

C’est un blog modeste qui ne prétend pas rivaliser avec les acteurs vedettes de l’Internet francophone. Ce n’est pas mon objectif. Je souhaite seulement exprimer ici ce qui me passe par la tête en suivant l’actualité et en racontant diverses expériences personnelles.

Mon article d’hier jeudi 17 février montrait une photo de l’ambassadeur de France en Tunisie, Boris Boillon. Le jeune ambassadeur apparaissait en maillot de bain. Cette photo venait de la page personnelle de Boris Boillon sur le site «Les Copains d’avant». Depuis, cette photo a disparu de ce site. Mais elle figure toujours sur mon blog et ailleurs.

Cet article diplomatico-balnéaire est en train de devenir, à mon grand étonnement, une sorte de ‘best-seller’ pour Anyhow. C'est maintenant la page la plus consultée sur ce blog.

En moyenne, le trafic moyen d’une page d’Anyhow tourne autour de 200 consultations étalées sur plusieurs jours ou plusieurs semaines.

Certains articles poursuivent une carrière très honorable : mon billet sur Stéphane Hessel (600 consultations à ce jour) ou celui sur l’affaire Bettencourt où je relate les liens très intimes entre François-Marie Banier et André Bettencourt (500 consultations). Ce texte a d’ailleurs été repris in extenso (sans me citer) par le site d’un journal suisse et a été largement propagé et reproduit ici ou là.

Ma diatribe contre le général de Gaulle, pourtant ancienne, attire encore beaucoup : 800 consultations jusqu’à présent.

Mais toute ma production tunisienne fait un carton (toujours à l’échelle très marginale de ce blog). Il faut dire que je suis aidé par les aventures, sans cesse renouvelées, de Michèle Alliot-Marie (3000 consultations pour cette seule page). Ce que j’ai écrit en outre sur l’ancien ambassadeur de France en Tunisie, Pierre Ménat, m’a valu également beaucoup de lecteurs (environ 1000 pour chacun des articles consacrés à ce diplomate).

Mais le maillot de bain de Boris Boillon (qui dépasse maintenant les 7000 consultations) devient un succès foudroyant (tout est relatif) auquel je ne m’attendais pas.

Un mot encore sur la répartition géographique des lecteurs de ce blog.

Vous êtes majoritairement en France métropolitaine (environ à 70%) mais aussi en Outre-Mer. Je salue les lecteurs de la Réunion (très présents) et de la Polynésie. Curieusement, selon les compteurs fournis par mon hébergeur Blogspot, je ne relève aucun lecteur dans les Antilles et en Guyane.

Comme j’ai beaucoup écrit sur la Tunisie, beaucoup d’internautes se connectent de ce pays. La Tunisie est mon deuxième lectorat (j’emploie des grands mots) après la France.

J’ai aussi beaucoup d’habitués aux Etats-Unis, au Canada, en Belgique, en Suisse, au Maroc et en Algérie. Quelques uns en Italie, trop peu en Espagne. En Asie, j’ai quelques fidèles au Vietnam (dont un lecteur très assidu qui fait souvent des commentaires intéressants).

Anyhow est également assez suivi en Russie. Je suis toujours étonné de constater qu’une page de mon blog ait été lue (c’est le cas récemment) au Koweit, aux Emirats Arabes Unis, en Ukraine ou en Malaisie. J'ai même eu l'autre jour un visiteur d'Arabie Saoudite. Comment ces lecteurs sont-ils arrivés jusqu’à moi ?

Je vous envoie à tous un salut amical. Merci de me lire.

Je ne vous promets pas de vous offrir tous les jours un maillot de bain d’ambassadeur. Ce serait trop facile. Faire du chiffre n’est pas mon but.

mardi 25 janvier 2011

Armani Exchange chez les Bettencourt

Elles se sont battues comme des chiffonniers. Elles sacrent publiquement leur miraculeuse réconciliation en parlant «chiffons».

Maman et fifille au premier rang du défilé Armani, place Vendôme à Paris. C’était hier. C’était le stade ultime de l’Armani Exchange.

Liliane Bettencourt et Françoise Bettencourt-Meyers, côte à côte, cheek to cheek, c’était chic.

De nombreux photographes ont immortalisé cette scène touchante et tellement décontractée. Mais pas le photographe de la famille, François-Marie Banier. Elles ne peuvent plus le cadrer.

C’est tout de même flou, cette mise au point !

vendredi 1 octobre 2010

Le journalisme n'est pas une science exacte

Regardez ce pauvre plumitif du « Point », auteur d’un article sur la polygamie. Il s’est fait piéger par un petit rigolo qui s’est fait passer pour une femme africaine polygame. Le jeune homme ne manque pas de talent. Au téléphone, il arrive très bien à imiter la voix haut-perchée d’une femme africaine maitrisant mal le français. Le journaliste du « Point », pressé par un bouclage imminent, se contente de l’interview par téléphone de cette femme qui est en réalité un jeune homme roublard.
Patatras. La crédibilité de l’hebdomadaire est écornée. C’est vraiment dommage car le reste du dossier sur l’immigration est très bien fait et donne des arguments supplémentaires à ceux qui, comme moi, militent pour le comptage ethnique, principe rejeté à la fois par la gauche et par Eric Besson. C’est dire que c’est évidemment une bonne idée.
Le journalisme n’est pas une science exacte (suite). Plongez-vous maintenant dans « Paris-Match » qui consacre sa couverture cette semaine à une Liliane Bettencourt gonflée à bloc. On se demande même si elle ne prend pas les mêmes produits que Delarue ou Contador.
« Paris-Match » ne fait pas les choses à moitié : pas moins de 18 pages (en dehors de la couverture) consacrées à la défense de la milliardaire sourde de Neuilly. Liliane Bettencourt, « une femme libre », proclame le magazine qui prétend nous livrer les « vérités » de l’héritière de l’Oréal.
En dehors d’un édifiant album photographique, le reportage contient une longue interview de Mme Bettencourt réalisée par un certain Arnaud Bizot. Ce sont les très riches heures de Liliane qui matraque sans vergogne sa fille Françoise, celle qui cherche à prouver que la lady est gaga.
Mais dans les « vérités » de Liliane, je remarque surtout ses déclarations sur François-Marie Banier, le pique-assiette le plus brillant de notre époque. Après lui avoir signé au fil des années une montagne de chèques remplis de zéros, Liliane Bettencourt se rend compte que le photographe mondain, très drôle au demeurant, est devenu « hors de prix ». « Arrêtons les frais », décrète Mme Bettencourt devant le journaliste de « Paris-Match ».
Celui-ci se risque à poser une bonne question à propos de Banier : « A-t-il connu votre mari avant vous ? ». Réponse péremptoire de Liliane Bettencourt : « Je n’ai aucun souvenir de cela ». Le journaliste de « Paris-Match » se garde bien d’aller fouiller plus loin.
Et pourtant, tous ceux qui connaissent ce dossier savent bien que Banier est entré dans ce cercle d’abord et avant tout par l’entremise du mari de Liliane, André Bettencourt. La relation entre Banier et M. Bettencourt a été d’une nature beaucoup plus intime que celle de Banier avec Mme Bettencourt. « Je n’ai aucun souvenir de cela », lache aujourd’hui Liliane Bettencourt. Et le reporter de « Paris-Match » ne souhaite pas en savoir davantage.
Le journalisme n’est décidément pas une science exacte.

lundi 27 septembre 2010

Dans l'affaire Bettencourt, ne cherchez pas les femmes.


Dans l’affaire Bettencourt, oubliez les femmes. Cherchez les hommes.

Liliane Bettencourt a été très divertie par François-Marie Banier. Cet homme est très drôle. Mais la clé de l’histoire n’a jamais été révélée : François-Marie Banier a beaucoup fait rire Liliane mais il davantage réjoui André Bettencourt.

Le tabou de l'homosexualité de François-Marie Banier et du lien qu'il entretenait avec André Bettencourt, l'époux de Lilianne, n'est que très rarement mentionné dans les nombreux articles de presse qui parlent du sujet.

L'histoire aurait pu se résumer d'une manière simple : une veuve, milliardaire, lègue une grosse partie de sa fortune à un ami (ou à son amant) et sa fille, héritière naturelle, fait tout ce qui est possible pour démontrer que sa mère n'a plus tous ses moyens et est manipulée par un gigolo.

L'histoire aurait même pu être un peu plus sophistiquée si la fille avait essayé de prouver que son concurrent testamentaire faisait chanter sa mère. Dans le rôle de la veuve, Liliane Bettencourt, dans celui de l'ami, François-Marie Banier et dans celui de la fille, Françoise Meyers-Bettencourt.

Pourtant, une version est plutôt occultée et fait parler les journalistes en off, sans qu'aucun ne ponde de papier là-dessus, de peur de faire de la "mauvaise publicité" à l'homosexualité.

Un journaliste de la rédaction du Point disait néanmoins : "c'est très délicat de tisser des liens officiels entre argent, pouvoir, réseau et homosexualité. On risque gros en terme d'image car les associations vont nous tomber dessus, et en terme judiciaire, car dire qu'un mort connu comme hétéro était homo, c'est s'attirer les foudres de la famille qui iront porter plainte à coup sûr".

En effet, l'autre version de l'affaire Bettencourt, c'est que François-Marie Banier ne soit pas tant que ça lié à Liliane Bettencourt, bien qu'un peu quand même, le temps les rapprochant, mais l'ait été beaucoup plus à André Bettencourt, dont il fut l'amant pendant de longues années. Liliane le savait, comme le tout Paris, et l'acceptait. Ça valait bien quelques milliards, non ?

Du coup, André Bettencourt qui avait fait accepter à Liliane son homosexualité et ne lui avait pas caché son amant, François-Marie Banier, avait aussi souhaité que ce dernier soit l'un des principaux héritiers de la fortune qu'il avait construite avec le groupe L'Oréal. Et c'est naturellement un choix qu'a respecté Liliane, qui se faisait aussi "divertir" (selon ses mots) par l'ex-amant de son mari.

Le problème, c'est que ou sa fille n'était pas au courant, et l'a un peu mauvaise… ou bien sa fille jouant sur la non-officialité de la relation entre son père et cet homme tente de décrédibiliser la donation avoisinant le milliard d'euros qui lui échappe en partant vers les comptes bancaires de M. Banier.

Si les choses avaient été dites aussi simplement, nous n'en serions pas où nous en sommes.